Keith, Appentl. p
4. Keith, après cette lettre du 2 mat. ajoute que le supérieur du collège
Malcolm Laing qui n’a pas connu la lettre de la comtesse de Lennox a, sans examen, raillé et rejeté les paroles de Marie Stuart. « L’affirmation de Marie que lady Lennox la croyait et ladéclarait innocente, ne monte pas, dit-il, à l’échelle de l’évidence d’un degré plus haut que sa propre affirmation d’innocence, qu’elle ne manqua jamais de revendiquer*. » Donc une assertion vaudrait l’autre. Soit, nous acceptons ce système d’équivalents. La lettre retrouvée de la comtesse de Lennox ne crie-t-elle pas assez haut, que Marie disait vrai en racontant à son fidèle serviteur l’archevêque de Glasgow, que sa belle-mère * s’était reconnue » envers elle? Alors de quel droit refuserait- on encore de nous accorder qu’elle disait également vrai, en repoussant avec indignation et horreur, les accusations dont la comtesse de Lennox avait compris la fausseté. Voyez aussi, lorsque Marie Stuart rapporte que sa belle-mère lui confessait avoir agi par le commandement exprès d’Elisabeth, et ensuite avoir rencontré chez les ministres anglais une vigilante opposition à tout rapprochement entre elles, voyez comme cela concorde bien avec ce papier très-secret de Cécil, dont nous parlions quelques pages plus haut, dans lequel traitant de la situation de l’Angleterre, le ministre faisait si bon marché entre sa souveraine et lui , « du bruit répandu contre la reine d’Écosse à l'occasion de la mort de son*' mari. » Ainsi leur fourberie se prouve à la fois par leur attitude derrière le rideau, et par la déposition de celle qui, longtemps leur dupe, avait saisi enfin le mot de l’abominable énigme.
Nous ne saurions mieux finir nos longues recherches que sur cette preuve désormais irréfutable. On ne peut pas le nier, la mère de Darnley, trop tard éclairée, mais éclairée
des Ecossais, à Paris, qui la lui avait envoyée, disait qu’il s’en trouvait d'autres analogues dans les aimées 1574, 1575 et 1576. L’archevêque de Glasgow avait légué en mourant sa bibliothèque et ses papiers au CoUége écossais. .