‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 248 sur 257 · TESTAMENT DE BOTHWELL · texte numérisé non relu

TESTAMENT DE BOTHWELL

ANALYSE FRANÇAISE (SÜITE).

Estant de rechef prié des dicts seigneurs de déclarer quelques-uns , nomma mylord Jacques, comte de Murray; mvl >rd Robert, ahbé de Sainte-Croix (maintenant comte des isles Orchades) , tous deux frères bastards de la Reine : les comtes Argueil , Crawford , Glencam , Morton , mylord Boyd , les barons de Ledington, Ruccleugh et Grange.

Poursuit après , comme par enchantement, auquel, dès sa jeunesse, à Paris et ailleurs , il s’estoit beaucoup addoné, il avoit tiré la Royne à l’aymer, soy dépestrant de sa femme.

I.e mariage consommé, cherchoit tout moyen à faire mourir le petit prince; et toute la noblesse qui n’y »otdoit entendre.

Après, comme (il) avoit débauché deux filles d’un grand soigneur do Danemarque, les menant en Escosse, et deux autres d’un grand seigneur rie la ville de I.ubecque , soubs ombre de mariage avec leurs filles, tant en France que Danemarque, Angleterre et Escosse ; demandant pardon à Dieu, recepvant son corps, estant atténué, mourut.

Tout cecy , plus a plein , a esté escrit en latin et danois, signé du scel du Roy de Danemarque et des assistants surnommez, et viendra quelque jour en lumière pour itérer l’inoooence de la reine d’Escosse.

L'adjointe copie ayant esté donnée par un marchand digne de foy, assistant & ia dernière attestation du dict comte.

ANALTSE ANGLAISE. — TRADUCTION

(soite).

Leurs noms étaient : lord James, comte de Murray: lord Morton; lord Robert; l’évêque de Saint-André et plusieurs autres qu’il ne se rappelait pas pour le moment.

Pareillement, il déclara que toute l’amitié qu'il avait eue de la Reine, il l’avait toujours acquise à l’aide de sortilèges et d'inventions de cette sorte, notamment par des philtres; et qu’il trouva moyen de renvoyer sa propre femme pour obtenir la Reine.

Pareillement , il confessa avoir trompé de même diverses femmes de condition en France et en Angleterre, et beaucoup d’autres actions déréglées et méfaits, trop longs, dit-il, à rapporter; et dont il demandait pardon à Pieu. Déplus, il confessa avoir emmené de Danemark en Écosse, deux filles de qualité, sous la promesse de les épouser, et qu’il déshonora, ainsi que beaucoup de nobles écossaises.

Item , il confessa avoir trompé deux filles du bourgmestre de Lubeck, et beaucoup d’autres choses , trop longues, dit-il, S rapporter. 11 pardonna à tout le monde, témoigna du repentir de ses offenses, et reçut le sacrement, en affirmant que tout ce qu’il avait dit était la vérité. C’est ainsi qu’il mourut

I. on remarquera que cette analyse est plus conforme que l'autre aux laits établis, et aux indications d’F.ntxinger et d'Hamilion que nous avons tirées (p. 513) de l’ouvrage de miss Strickland.

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