‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 55 sur 257 · Keith, p. 3.73; 19 novembre · texte numérisé non relu

Keith, p. 3.73; 19 novembre

2. Le reçu de Maitland concorde avec la relation que sir John Forster écrivit à son gouvernement sur la visite de Marie Stuart. LsUre à Cécil, du 1U novembre 15GG, citée par miss Slrickiand, t. V, p. 36, 38.

Melvil s'associe aux calomniateurs lorsqu’il dit que le roi suivait la reine panout où elle allait, sans eu obtenir le moindre accueil. Cité par Cnalmers, 1, p. 298, note f. — üaruley était à Glasgow.

LES ASSISES DE JEDBURGH

Maitland est confirmé par les registres du Conseil privé relatant une séance du 10 à Kelso'. Du 11 au 13, d'après Maitland, elle est à Hume; d’après le journal, du 12 au 15 à Dunbar. Or, avant d’aller à Coldingham et à Dunbar, elle visita Berwick le 15; et il est certain qu’elle était à Dunbar le 18 au lieu de Craigmillar qu’indique le journal. Car ce jour-là et dans celte ville de Dunbar, elle écrivit au Conseil privé d’Angleterre pour rappeler en termes affectueux son droit et celui de son fils à la succession de sa cousine Le Conseil privé d’Écosse écrivit du même endroit et dans le môme esprit au conseil d’Angleterre*. Il paraît qu’Élisabeth avait accueilli par des protestations d’intérêt chaleureux, la confiance avec laquelle Marie, lorsqu’elle se croyait à toute extrémité , lui avait recommandé son fils. La naïveté de l’amour maternel se laissa prendre à ces beaux semblants, sur le rapport de l’ambassadeur écossais, Robert Melvil; et Marie remua cette question d’héritage, sans réfléchir qu’Ëlisabelh haïssait par dessus tout qu’on parlât d’autres droits que les siens à la couronne qu’elle portait.

Le 20 novembre, et non p3s le 17, date du journal de Murray, la reine d’Ecosse terminait à Craigmiliar sa promenade triomphale à travers les comtés du sud-est. Ne devonsnous pas conclure avec miss Strickland, que si, pendant ce voyage, Marie avait foulé effrontément aux pieds toutes les lois de la pudeur et de l'honnêteté , ses accusateurs n’auraient pas été réduits, pour la convaincre , à forger cette suite d’impostures.

Malgré l’empressement de scs nobles et l’éclat extérieur dont elle s’était vue entourée, Marie Stuart était dévorée d’une sombre tristesse. Mal guérie, elle éprouvait des élancements au foie et au côté; et cependant, elle souffrait encore moins du corps que de l’âme. Placée entre le désir de rame-

J. Chalmers, t. II, p. 440.

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