‹ Marie Stuart, tragedie en cinq actesChapitre 11 sur 77 · ACTE I, SCÈNE VI. ‘ ir · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI. ‘ ir

Qu’essayant le dessein que vous m’avez soumis , Vous perdiez sans succès vos imprudents amis. Jeune homme, oubliez-inoi; fuyez, déjà peut-être Burleigh a parmi vous envoyé quelque traître ; Fuyez, s’il en est temps, ce royaume odieux:

Tous ceux qui m’ont servie ont été malheureux.

MORTIMER

Ah madame! en servant une cause si belle,

Ils ont acquis du moins une gloire immortelle. J D’un semblable destin tout mon cœur est jaloux. N’est -ce point un bonheur que de mourir pour vous !

* MARIE

Non, de mes ennemis je connais la puissance.

Qui pourrait de leurs yeux tromper la vigilance?

Qui ? moi-même , madame , et j’ose l’espérer.

MARIE

Un seul mortel encor pourrait me délivrer.

MORTIMER

Un seul? Nommez-le-moi.

(MARIE

Leicester.

MORTIMER

Lui, madame!

Lui, qui de vos malheurs seul a tissu la trame!

Lui , l’ami de la reine , et qui toujours...

marie. ' *

C’est lui

Qui seul peut de ce lieu me tirer aujourd’hui.

Allez, cher Mortimer, si toujours votre zèle Marie Stuart 2

A mon’ malheureux sort ose rester fidèle,

Au comte Leicester livrez votre dessein ;

Répandez hardiment vos projets dans son sein;

Et, de peur que de vous il prenne quelque ombrage, De vos pouvoirs secrets présentez-lui ce gage.

( Elle lui donne sa bague.)

MORT IMER.

O reine... expliquez-moi... je ne puis concevoir...

.; * • •; MARIE. i * •

De lui-même bientôt ^ous pourrez tout savoir.

Qui vient ?

anna, accourant. .

■ Milord Burleigh. . .

MORTIMER

Armez-vous d’assurance.

MARIE

Oui , de la dignité qui sied à l’innocence.

’ , SCÈNE VÏI.

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