‹ Marie Stuart, tragedie en cinq actesChapitre 16 sur 77 · MARIÉ STUART. L · texte numérisé non relu

MARIÉ STUART. L

| -*• BU R li £ I G R. „ , n .

Que l’Espagne elle-même et son roi fanatique y Nous menaçaient par vous de la foi catholique; ... Que vous avez enfin, attestant de vains droits, Contre nous à la guerre excité tous les rois.

' H il I I.

Et quand j’eusse excité tous les rois à là guerre, Milord ? contre tout droit on me tient prisonnière. Venais-je de ma soeur envahir les états ?

Suppliante je vins me jeter dans ses bras;

^Je vins, au nom du sang qui coule dans nos veines. Demander un asyle ; et je trouvai des chaînes.

Ai-je enver^ce royaume, envers elle, un devoir?

Si de rompre mes fers je concevais l’espoir.

Si contre Elisabeth et contre l’Angleterre Je pouvais soulever le reste de la terre,

Si j’assémblais ses rois en nia faveur armés, N’userais-je donc pas du droit des opprimés?

Est-il guerre plus juste et droit plus légitime?

B U BLEIG H. ^

D’un droit si dangereux souvent on est victime. . r

MARIE

Il est vrai, je suis faible, et la reine peut tout.

Eh bien! que de sa force elle use jusqu’au bout; Qu’elle signe ma mort et m’envoie au supplice ;

^ Mais qu’elle cesse au moins d’attester la justice: Quand de ses passions parle seule la voix ,

Qu’elle n’impute rien à l’organe des lois;

Qu elle ne voile pas d’uue sainte apparence L’orgueil, la cruauté, l’audace, la licence ;

Page 1