SCENE VIII. V
BURLEICxH, PAULET.
BU RLEIGH.
Paulet, elle nous bfeve, elle sait que la reine, Prête à signer larrêt , flotte encore incertaine ; Voilàtjce qui soutient son orgueil insensé !
Quel menaçant adieu ses regards m’ont lancé ! Poursuivons cependant. Sauvons de son audace , La couronne, l’état, la foi quelle menace ; Mÿiistre, anglais, chrétien, c’est un triple devoir.
PAULET
Oui , que des justes lois éclate le pouvoir. *
Mais , entre nous, milord, je puis parler sans feindre; Bien quelle soit coupable , elle a droit de se plaindre ; Et ces deux témoins....
BURLEIGH
Non , il n’y faut point penser.
On sait trop quel empire elle peut exercer.
Us reverraient leur rein^, et,*changeant de langage, Retireraient bientôt leur premier témoignage.
PAULET
Ainsi nos ennemis , qui sur nous ont les yeux , Vont répandre à l’envi mille bruits odieux.
BURLEIGH
Ah !• Paulet , que n’a-t-elle achevé sa carrière ,
Avant que de tomber en nos mains prisonnière..
PAULET. . r
Plût au ciel ! .
BURLEIGH. ' * '
Si du moins , précipitant son sort , * la nature à nos lois eût épargné sa mort !
p AU lu t. . ^
De quels maux l’Angleterre, eût été préservée !
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Et pourtant, que sa mort ainsi fût arrivée.
On tous eût imputé d’avoir tranché ses j^ursHtr’'-
Je crain^ma conscience , et non les vains discours.
BURLEIGH
D'ailleurs, de ces soupçons qu’eût répandus la hayie, Aurait-on jamais eu quelque preuve certaine ? Aucune. Moins d’éclat suivait l’événement.
PAULBT. .SA
Eh! qu’importe l'éclat d’un juste châtiment ?
BURLEIGH
Ah! que vous jugez mal de l’esprit du vulgaire ! Du juste ou de l’injuste il ne s’informe guère ;
Aux rigueurs du pouvoir avec peine il consent.
Le faible aime sur-tout à borner le puissant f f Ou, quand un roi punit, s’il le souffre mi silence. Dans un sexe plus doux il .veut plus de clémence. La reine a droit de glace, et, maîtresse du choix. Ne petit laisser de cours à la rigueur des lois.
■ -, • PAULBT. 1 .
Marie ainsi.,., vivrait ? - - . 'i- *
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