SCÈNE PREMIÈRE
MARIE, ANNA
ANNA
Mon érez de vos pas l’empressement extrême.
Je ne vous connais plus; -revenez à vous-même. Où coürez-vous , madame P
MARIE
Ah ! laisse-moi jouir
D’un bonheur que je crains de voir s’évanouir. Laisse mes libres pas errer à l’aventure.
Je voudrais m’emparer de toute la nature.
Combien le jour est pur! que le ciel est serein ! Ne sommeillé-je pas ? n’est-ce qu’un songe vain P A mon cachot obscur suis-je en effet ravie ?
Suis-je de mon tombeau remontée à la vie ?
Ah ! d’un air libre et pur laisse-moi m’enivrer.
ANNA
Madame , où votre esprit se va-t-il égarer ?
Hélas ! la liberté ne vous est pas rendue ;
La prison seulement, s’ouvre plus étendue.