‹ Marie Stuart, tragedie en cinq actesChapitre 32 sur 77 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

LEICESTEH.

C’est à votre cœur seul à vous déterminer.

ÉLISABETH. i

Sais-je ce que je veux? sais-je ce’que m’ordonne Mon repos, mon salut, celui de ma couronne?

Et convient-il enfin qu’au fond d’une prison Je contemple le deuil de ma propre maison ?

• L El CHS TE H.

Non , votre ame est trop belle , elle est trop généreuse :

Non , ne la voyez pas dans sa tour ténébreuse.

Qu’on ouvre le château ; que Marie à son gré Parcoure les jardins dont il est entouré.

Là , vous pourrez la voir ; et là , sans que personne D'avoir cherché sa vue en effet vous soupçonne,

Vos pas comme au hasard rencontreront les siens;

Seul je serai présent à tous vos entretiens.

Ah! j’ai lu dans vos yeux, compris votre pensée,

Entendu le désir dont votre ame est pressée.

Achevez : un seul mot, elle est à vos genoux.

ÉLISABETH

Eh bien! vous le voulez? je m’abandonne à vous.

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