PAULET, MELVIL, MARIE, ANNA
Madame !
MELVIL
MARIE
Vous, Melvil ? Me troinpé-je P c’est vous!
MELVIL
Reine , permcttez-moi d’embrasser vos genoux.
MARIE
Votre aspect me remplit et de trouble et de joie.
MELVIL
En quel temps, en quel lieu faut-il que je vous voie!
Elisabeth enfin prend donc pitié de moi !
ME L VIL
J’ose le croire.
MARIE
Ami, dont la constante foi - Au milieu de sa cour me demeure fidèle ,
Vous que mon intérêt seul arrête auprès d’elle , Parlez , qu’apportez- vous ?
Quoi !
Partagez mon espoir.
MARIE
MELVIL
La reine est ici.
MARIE
* Je ne veux pas la voir.
MELVIL
J’ai dû vous avertir, de peur que sa présence Ne surprît tout-à-coup votre ame sans défense.
Souvent cette entrevue occupa mon esprit j Dans ma triste prison souvent je me suis dit Les discours qu’à ma sœur je devais faire entendre ; J’empruntais à ma voix son accent le plus tendre ; Je savais dans mon cœur émoiivoir sa pitié j