‹ Marie Stuart, tragedie en cinq actesChapitre 36 sur 77 · PAULET, MELVIL, MARIE, ANNA · texte numérisé non relu

PAULET, MELVIL, MARIE, ANNA

Madame !

MELVIL

MARIE

Vous, Melvil ? Me troinpé-je P c’est vous!

MELVIL

Reine , permcttez-moi d’embrasser vos genoux.

MARIE

Votre aspect me remplit et de trouble et de joie.

MELVIL

En quel temps, en quel lieu faut-il que je vous voie!

Elisabeth enfin prend donc pitié de moi !

ME L VIL

J’ose le croire.

MARIE

Ami, dont la constante foi - Au milieu de sa cour me demeure fidèle ,

Vous que mon intérêt seul arrête auprès d’elle , Parlez , qu’apportez- vous ?

Quoi !

Partagez mon espoir.

MARIE

MELVIL

La reine est ici.

MARIE

* Je ne veux pas la voir.

MELVIL

J’ai dû vous avertir, de peur que sa présence Ne surprît tout-à-coup votre ame sans défense.

Souvent cette entrevue occupa mon esprit j Dans ma triste prison souvent je me suis dit Les discours qu’à ma sœur je devais faire entendre ; J’empruntais à ma voix son accent le plus tendre ; Je savais dans mon cœur émoiivoir sa pitié j

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