ANNA, MARIE, MORTIMER, PAULET
En ce moment , chargé des ordres de la reine ,
Un des lords vous attend dans la salle prochaine.
PAULET
Mortimer, je vous suis.
( Mortimer s'est avancé et se retire sans laisser paraître qu'il s'aperçoive de la présence de Marie. )
* * MARIE
, Peut-être , à mon aspect , Mortimer aurait pu montrer quelque respect.
Instruisez-le , Paulet, d’un devoir qu’il ignore. Faites-le souvenir que je suis reine encore.
Pourquoi , par des rigueurs que je ne comprends pas, ’ Ce surveillant nouveau qu’on attache à mes pas ?
PAULET
Madame, Mortimer est un neveu que j’aime,
C’est le fils de ma sœur, c’est un autre moi-même ; Dans le château natal revenu près de moi ,
Rien en lui ne saurait exciter votre effroi.
Des rivages français si sa libre jeunesse Rapporte dans ce lieu sa première rudesse*
Je l’en estime plus. Je puis du moins oser
• De mes soins trop pesants sur lui me reposer :
Tout votre art contre lui n’a que de faibles armes. Et ce n’est pas son cœur que séduiront vos larmes.