‹ Marie Stuart, tragedie en cinq actesChapitre 5 sur 77 · ANNA, MARIE, MORTIMER, PAULET · texte numérisé non relu

ANNA, MARIE, MORTIMER, PAULET

En ce moment , chargé des ordres de la reine ,

Un des lords vous attend dans la salle prochaine.

PAULET

Mortimer, je vous suis.

( Mortimer s'est avancé et se retire sans laisser paraître qu'il s'aperçoive de la présence de Marie. )

* * MARIE

, Peut-être , à mon aspect , Mortimer aurait pu montrer quelque respect.

Instruisez-le , Paulet, d’un devoir qu’il ignore. Faites-le souvenir que je suis reine encore.

Pourquoi , par des rigueurs que je ne comprends pas, ’ Ce surveillant nouveau qu’on attache à mes pas ?

PAULET

Madame, Mortimer est un neveu que j’aime,

C’est le fils de ma sœur, c’est un autre moi-même ; Dans le château natal revenu près de moi ,

Rien en lui ne saurait exciter votre effroi.

Des rivages français si sa libre jeunesse Rapporte dans ce lieu sa première rudesse*

Je l’en estime plus. Je puis du moins oser

• De mes soins trop pesants sur lui me reposer :

Tout votre art contre lui n’a que de faibles armes. Et ce n’est pas son cœur que séduiront vos larmes.

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