‹ Marie Stuart, tragedie en cinq actesChapitre 67 sur 77 · AN SA · texte numérisé non relu

AN SA

Melvil !•

Mïtm.

Et , dites-moi , comment la reine a-t-elle D’une si prompte mort entendu la nouvelle ?

Car son cœur était loin du coup qui l’a frappé.

Qu’un soin bien différent le tenait occupé !

O Melvil , désormais à quoi bon vous le taire ?

A ces horribles murs on devait nous soustraire ; *

Mortimer nous devait délivrer cette nuit.

Nous l’attendions , prêtant l’oreille au moindre bruit. L’espérance à nos cœurs depuis long-temps ravie , Cet invincible amonr qu’on ressent pour la vie ,

A chaque bruit nouveau déjà se ranimant ,

Revenait de nos cœurs s’emparer doucement. .

Jugez quel coup affreux, Melvil , dut nous surprendre ,

Quand, au lieu des amis que nous devions attendre , Paulet entre soudain , et vient nous déclarer (

' ' 7 jjp V e \ r.

Qu’à mourir cette nuit il faut se préparer. «

Juste Dieu !

MBLTIL.

<. . De la reine admirable constance !

D’un tranquille visage elle apprit la sentence. Résignée à son sort , sans larmes , sans pâleur , '

Il semblait que d’une autre elle apprît le malheur* - Mais de l’hôrome trop cher qui régna sur son âme,’ Lorsqu’elle eut entendu la trahison infâme ,

Sa constance à ce coup se sentit ébranler ,

Et ses larmes alors se mirent à couler.

M E LYI t.

Coupable Leiqester !

ANNA

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MELVIL

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jü; Mortimer encor est tombé sa victimet •

ME1VIL

Mortimer de ses coups s’est du moins préservé.

Comment !

ANNA

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