AN SA
Melvil !•
Mïtm.
Et , dites-moi , comment la reine a-t-elle D’une si prompte mort entendu la nouvelle ?
Car son cœur était loin du coup qui l’a frappé.
Qu’un soin bien différent le tenait occupé !
O Melvil , désormais à quoi bon vous le taire ?
A ces horribles murs on devait nous soustraire ; *
Mortimer nous devait délivrer cette nuit.
Nous l’attendions , prêtant l’oreille au moindre bruit. L’espérance à nos cœurs depuis long-temps ravie , Cet invincible amonr qu’on ressent pour la vie ,
A chaque bruit nouveau déjà se ranimant ,
Revenait de nos cœurs s’emparer doucement. .
Jugez quel coup affreux, Melvil , dut nous surprendre ,
Quand, au lieu des amis que nous devions attendre , Paulet entre soudain , et vient nous déclarer (
' ' 7 jjp V e \ r.
Qu’à mourir cette nuit il faut se préparer. «
Juste Dieu !
MBLTIL.
<. . De la reine admirable constance !
D’un tranquille visage elle apprit la sentence. Résignée à son sort , sans larmes , sans pâleur , '
Il semblait que d’une autre elle apprît le malheur* - Mais de l’hôrome trop cher qui régna sur son âme,’ Lorsqu’elle eut entendu la trahison infâme ,
Sa constance à ce coup se sentit ébranler ,
Et ses larmes alors se mirent à couler.
M E LYI t.
Coupable Leiqester !
ANNA
O perfidie
MELVIL
! r- ANNA*
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jü; Mortimer encor est tombé sa victimet •
ME1VIL
Mortimer de ses coups s’est du moins préservé.
Comment !
ANNA
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