‹ Marie Stuart, tragedie en cinq actesChapitre 68 sur 77 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MELVIL, ANNA, femmes et domestiques de marie. ( Ils sont vêtus de noir. )

MELVIL

Mais ces femmes en pleurs ' *

Nous annoncent la reine ; et j entends leurs douleurs. Madame , à cet aspect vous frémissez de crainte !

ANN A.- ■

Quoi! va-t-elle marcher vers la fatale enceinte P

•• Ji 7 k 2

Descend-elle déjà vers, le terrible lieu

Où des soldats cruels...

MELVIL

Calmez vos sens.

ANNA

, „ i - Grand Dieu !

Je crois voir ces soldats et leur fjtrpucbe esçorte.

Du liqu terribl,e> ç.ucor s’ouvre à mes yeux la porte I «ç Tout-à-l’heure tnoi-mème.... A U je bien pu le voir ?

Que dit-elle ?

M 1 EL V IL

ANNA

Les murs couverts d'un voile noir,

L’échafaud redoutable au milieu de la salle , L’exécuteur farouche et la hache fatale ,

Ont frappé mes regards et mes esprits glacés.

Autour de l’échafaud des spectateurs pressés, - Dans leur ame en secret hâtant déjà le crime ,

D’un avide regard attendent la victime.

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