SCÈNE II
MELVIL, ANNA, femmes et domestiques de marie. ( Ils sont vêtus de noir. )
MELVIL
Mais ces femmes en pleurs ' *
Nous annoncent la reine ; et j entends leurs douleurs. Madame , à cet aspect vous frémissez de crainte !
ANN A.- ■
Quoi! va-t-elle marcher vers la fatale enceinte P
•• Ji 7 k 2
Descend-elle déjà vers, le terrible lieu
Où des soldats cruels...
MELVIL
Calmez vos sens.
ANNA
, „ i - Grand Dieu !
Je crois voir ces soldats et leur fjtrpucbe esçorte.
Du liqu terribl,e> ç.ucor s’ouvre à mes yeux la porte I «ç Tout-à-l’heure tnoi-mème.... A U je bien pu le voir ?
Que dit-elle ?
M 1 EL V IL
ANNA
Les murs couverts d'un voile noir,
L’échafaud redoutable au milieu de la salle , L’exécuteur farouche et la hache fatale ,
Ont frappé mes regards et mes esprits glacés.
Autour de l’échafaud des spectateurs pressés, - Dans leur ame en secret hâtant déjà le crime ,
D’un avide regard attendent la victime.