‹ Marie Stuart, tragedie en cinq actesChapitre 8 sur 77 · MARIE, MORTIMER · texte numérisé non relu

MARIE, MORTIMER

MARIS

Est-il vrai , justes cieux !

Une lettre de France! en croirai-je mes yeux! v Du plus aimé des, miens! du cardinal de Guise! Que dit-il?., chaque mot redouble ma surprise. Qui, vous! Un songe vain trouble-t-il ma raison? L’ange libérateur descend dans ma prison.

MORTIMER

Madame, pardonnez si dans cette occurrence J’ai d’un masque odieux empriyité l’apparence.

Je lui dois le bonheur d’embrasser vos genoux. De voir, de contempler....

marie. *

Mortimer, levez- vous;

Expliquez-vous , parlez , et faites-moi comprendre Un bonheur qu’en ce lieu j’étais si loin d’attendre. J'ai peine à revenir de mon saisissement.

MORTIMER

Dieu semble avoir lui seul conduit l’événement.

MARIE

Comment vous guida-t-il vers une infortunée ?

MORTIMER

A peine je touchais à ma vingtième année.

Que, loin de ce séjour où s’ouvrirent mes yeux, Puissamment entraîné d’un désir curieux,

J’allai visiter Rome , et cette belle France Qu’on aviit fait en vain haïr à mon enfance.

Au Louvre présenté , j’y connus ce prélat ,

Le vengeur de l’église et l’appui de l’état.

Le frère et le conseil de votre auguste mère;

11 daigna m’accueillir, me tenir lieu de père. Madame ; de sa voix la sainte austérité ,

Page 1