‹ Marie StuartChapitre 107 sur 107 · CHAPITRE VINGT-UNIÈME. 2TO · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-UNIÈME. 2TO

rnatoire de Georges Buchanan, qui a pour titre : Marie démasquée. Mais si l'on examine la véritable cause de sa mort, qui n'est autre que la haine de la religion catholique,qu'elle aurait maintenue en régnantjsi l'on pèse l'invincible constance avec laquelle elle repoussa toutes les propositions qu'on lui fit d'abjurer la religion catholique; si l'on réfléchit à cette force étonnante avec laquelle elle souffrit la mort, si l'on fait attention, comme on le doit, aux protestations qu'elle fit avant sa mort et au moment de sa mort, qu'elle avait toujours vécu catholique, et qu'elle mourait volontiers pour la foi catholique; si on ne néglige pas, comme on ne doit pas le négliger, de rappeler les raisons bien évidentes qui montrent non seulement la fausseté des accusations intentées contre la reine Marie, mais aussi l'iniquité de la sentence de mort appuyée seulement pour la forme, sur des faits calomnieux, mais dont la véritable cause était la haine de la religion catholique, et le dessein de maintenir l'hérésie dans l'Angleterre, peut-être il ne manquera rien aux conditions requises pour constater le martyre. »

Le pape Pie VI, dans le consistoire tenu le 17 juin 1793, comparant la mort récente de Louis XVI à celle de Marie Stuart s'exprime ainsi :

« Marie Stuart, reine d'Ecosse, fille du roi Jacques V et veuve de François II, roi de France, prit le titre de reine d'Angleterre, que les Anglais avaient déjà déféré à la reine Elisabeth. Plusieurs histoires ont raconté tout ce qu'elle eut à souffrir de la violence et des artifices de sa rivale et du parti calviniste.

Souvent traînée dans les prisons, souvent emmenée devant ses juges, elle avait refusé de répondre, disant qu'une reine ne doit compte de sa vie qu'à Dieu seul. Lassée enfin de tant de persécutions, elle répondit, elle confondit ses accusateurs, elle prouva son innocence. Mais ses juges n'en persistèrent pas moins dans le dessein qu'ils avaient formé contre elle ; ils la condamnèrent à mort comme si elle eût été coupable et convaincue; et cette royale tête tomba sous la hache du bourreau.»

Les souvenirs rappelés par Pie VI et le jugement porté par Benoît XlVpermettent d'espérer que la cause viendra devant des juges contre lesquels il n'y a pas de recours. Le jour où elle lui sera soumise, ce tribunal compétent examinera cette question : Marie Stuart a-t-elle été mise à mort en haine de la foi ?

S'il se prononce affirmativement, le titre de reine-martyre que notre sympathique admiration donne à la victime d'Elisabeth et des puritains d'Ecosse, "lui sera légitimement et définitivement acquis. En nous inclinant avec respect devant la reine et la femme, nous pourrons prier avec confiance pour toutes nos saintes causes, la sainte et la martyre.

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