II PRÉFACE
virait-elle pas ? Les discussions ne conviennent qu'à un petit nombre d'esprits. Les rapprochements et les comparaisons de textes et de témoignages n'ont d'intérêt que pour ceux dont l'intelligence est assez cultivée pour avoir le droit de se montrer exigeante. Pour les autres, pour le grand nombre, il suffit de raconter. La vérité a d'ailleurs une apparence que l'on ne saurait contrefaire, et la sincérité donne à des affirmations une allure qui ne trompe pas.
Nous avons profité, pour notre récit, de tous les travaux anciens et contemporains. Le recueil patiemment et pieusement formé par le prince Alexandre Labanoff, après plus de vingt ans d'activés et curieuses recherches, a servi aux savantes et consciencieuses histoires qui font aujourd'hui autorité, et dans lesquelles la mémoire de Marie Stuart est victorieusement vengée. Nous nous en sommes servi pour notre modeste résumé. Nous n'avons rien dit que nous ne puissions appuyer sur des preuves solides, et le défaut d'indications de sources n'accuse pas une absence de recherches, ni une indigence d'autorités. Nous avons comparé les récits, les opinions, les réfutations ; nous avons fait notre profit de tout, mais nous avons évité les. notes. Elles nous auraient paru surcharger inutilement un travail qui n'a d'autre prétention que d'exposer simplement ce que fut cette femme, cette reine, cette martyre, dont la vie offre un si grand intérêt et inspire une si vive admiration.
Il faut a notre époque, à laquelle le temps semble faire aetaut, tant on veut aller vite et répandre son activité, des ouvrages courts et rapides par lesquels