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nettrc tes rieurs de leur côté.
UÎSNtDCfl immédiate de l'Empereur serait une démarche, écrivaient Saint-Séverin et Monde!, qui étonnerait l'Europe, désarmerait l'Empire, 1 1 éeo nce rte rail l'Angleterre; il n'y a rien d'autre à faire dans l'état de frénésie qui règne autour de nous. » L'entraînement fut assez fort pour déterminer les conversions les plus inattendues.
Aucune cependant ne dut être plus imprévue
que celle de Belle-Isle lui-même, qui était sorti de captivité plus Prussien que jamais, et, des son retour, avait été assurer Chambrier que ses sentiments pour Frédéric étaient invariables, et que l'union do la France et de la Prusse était l'évangile dont il ne se départirait jamais. Mais quand les relations qu'il avait laissées en Angleterre lui apprirent qu'on s'y entretenait couramment du nouveau traité consenti par Frédéric, il semble que le sang; lui monta au visage et que les écailles lui tombèrent des yeux ; car de cette écriture précipitée et cavalière, que ne peuvent méconuaître ceux qui L'ont une fois rencontrée, on trouve à la date du 2îi septembre la note suivante : « Si la reîne
de Hongrie est encore libre, elle acceptera avec empressement de se réconcilier par préférence avec le roi, lorsqu'on lui abandonnera le roi de Prusse. Quelque éloignement que la cour de Vienne et en particulier le grand-duc aient pour la France, je crois que la haine pour le roi de Prusse est encore supérieure : rien ne peut équivaloir le recouvrement de la Silésie pour la maison d'Autriche;... tout consiste donc à constater l'infidélité du roi de Prusse pour autoriser le roi à le prévenir. C'est à quoi on ne peut travailler avec trop de vivacité et de secret '. Force était donc bien à d'Argenson de s'exéculer, mais avec quelles incertitudes et quels
1. Chambrier à Frédéric, 17 septembre 1745, — Saiot- Séveria et Blondel à d'Argenson, 15 septembre. — Note autographe de Helle-Isle, 25 septembre. — Correspondance d'Allemayne. — (Ministère des affaires étrangères.) — Dans la correspondance d'Angleterre, on trouve aussi, a la date du 6 octobre, une lettre de Belle-Ule adressée à d'Argenson, et lui rapportant les nouvelles qui lui arrivèrent d'Angleterre au sujet de la convention de Hanovre; il dit : « J'espère que vous avez su prendre les devants : jamais votre ministère n'aura eu une occasion si décisive et si importante : il ne s'agit que d'avoir des preuves, et cela doit èlre facile. » — D'Argenson met en note ; « Il est d'avis de saisir le moment. »
Voir appendice A, a la fin du volume, une lettre de d'Argenson à Uelle-Isl»' ^ur le même sujet.
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: ! la lecture de la dépêche qu'il écrivit à Vaulgrenant (en même temps qu'il lui envoyait le pouvoir nécessaire pour entamer la négociation) peut seule en donner une idée. Rarement la prose officielle a trahi a ce degré les sentiments intimes de l'écrivain; rarement aussi un ministre, en donnant une instruction, s'est montré moins pressé delà voir exécutée. Quelle tristesse d'abord dans le début! C'est l'accent douloureux de l'amitié déçue. — « Jusqu'ici, dit la dépêche, Sa Majesté a eu peine a croire que le roi de Prusse voulût lui manquer et Faire une paix séparée. Les divers avis qui avaient été donnés s'étaient trouvés faux et même démentis par des actions d'éclat, contraires à ce que l'on voulait faire entendre de la négociation de la part de la Prusse pour une paix particulière. Vous savez quelle est l'attention scrupuleuse de Sa Majesté pour marquer en tout les égards et une fidélité exacte à ses alliés, et Kilo a toujours dû penser qu'elle éprouverait les mêmes sentiments et un parfait retour de la part du ■oi de Prusse. Mais, s'il est vrai qu'il ail déjà iil son traité avec le roi de la Grande-Bretagne,
Sa Majesté n'a plus aucune raison de faire difficulté de traiter de ses différends avec la reine de Hongrie par l'intermédiaire du roi de Pologne. »
L'ami pourtant voudrait douter encore et, en tout cas, bien établir que c'est lui qui est resté fidèle et qui a été trahi. — « Aussi, avant toutes choses, continue d'Argenson, Sa Majesté souhaiterait que vous pussiez avoir plus de certitude de la réalité du traité du 26 août dernier, et que, pour cet effet, le comte de Brûhl voulût bien vous montrer la pièce originale dont il vous a donné une simple copie. C'est avec peu d'espoir de l'obtenir que je souhaiterais aussi que, même dans un court préambule des préliminaires, on y mentionnât le traité signé par le roi de Prusse et le roi d'Angleterre, ce qui, dans l'avenir, servirait de preuve que le roi n'a traite de la paix, sans le roi de Prusse, qu'après que celui-ci en a donné l'exemple et en a prescrit lui-même la nécessité. »
Enfin, la dépêche se termine par cette recommandation, destinée à prouver que les bons sentiments persistent malgré Foffense et sont
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môme prêts à renaître : — « Enfin, vous devez bien observer que quelque sujet de mécontentement que le roi puisse avoir du roi de Prusse après un pareil procède de sa part, Sa Majesté ne veut absolument point entendre parler qu'il soit question de stipulations tendant à lui enlever la Silésie, ou à lui causer, d'ailleurs, aucun préjudice, de sorte que vous devez vous bien garder de souffrir que, dans ce traité a faire, il soit inséré aucune condition contre le roi de Prusse. Il serait contre l'honneur de la France qu'on put lui reprocher de sacrifier ses BlKftl à son propre intérêt. Mais quand d'euxmêmes ils se portent à traiter et à conclure séparément, sans sa participation, elle peut en faire de même sans penser qu'il devra leur en arriver de mal '. »
Assurémenl personne ne pouvait songer à demander à la France d'envoyer un corps d'année auxiliaire ;'i Marie-Thérèse pour l'aider à reconquérir la Silésie. C'était une idée aussi ridicule qu'odieuse qui ne pouvait venir a aucun
. D'ArgeuBoa a Vaul(rreaaut, 22 septembre 17*3. (Cor idancc de $<ixe. — Ministère ilei affaire* étrangères.)
esprit; mais, ce point écarté (dont il ne pouvait être question), on ne conçoit pas bien de quel autre préjudice d'Argenson pouvait recommander à son agent de préserver le roi de Prusse. Il y avait, en effet, un préjudice très certain et même très considérable que devait causer à Frédéric un traité quelconque conclu à ce moment critique entre la France et l'Autriche : c'était celui qui résultait de la faculté que retrouverait Marie-Thérèse de retirer les quarante mille hommes qu'elle entretenait encore sur le Rhin et dans les Pays-Bas pour concentrer toutes ses forces sur les frontières prussiennes. Mais c'était là le but même en vue duquel Mario-Thérèse se décidait à se retourner du côté de la France ; il fallait donc ou renoncer à négocier avec elle ou se résigner d'avance à faire au moins ce tort-là à notre infidèle allié. C'était une conséquence nécessaire que d'Argenson, de quelque faculté de se faire illusion qu'il fut doué, ne pouvait méconnaître. En feignant de l'ignorer, il ne faisait que laisser voir combien lui coûtait la démarche à laquelle il était contraint, et avertirpar là même son agent
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trop d'à
i pas s y associe] ■eraent.
Est-ce à celte incertitude, à ce désir de faire à la fois et. de ne pas faire, à cet espoir secret de rester en roule qu'il faut attribuer le choix assez malheureux qui fut fait du négociateur auquel d'Argenson confia le soin d'accomplir la tâche à laquelle il se résignai! lui-même de si mauvaise grâce? Il pouvait, ou l'a vu, pour répondre aux avances de Marie-Thérèse, seserrir indifféremment on de Chavigny à Munich, ou de Vaulgrenant à Dresde. Si l'on voulait réellement mener promptemeut l'affaire à bonne fin, nul doute que le premier intermédiaire ne fût préférable. Chavigny était un homme de résolution et d'entreprise, connu pour tel partout où il avait ligure. Dès son arrivée dans l'Empire, il avait su prendre un rentable ascendant sur Charles VII efforcer Frédéric même à compter avec lui. On vient de voir avec quelle chaleur il embrassait l'idée de jouer auprès de Marie-Thérèse, pour arriver à un résultat opposé, un rôle analogue. Des communications directes étaient déjà établies entre
lui et la princesse, puisqu'elle lui avait fait dire de lui envoyer à Francfort les propositions de la France. Rien ne lui eût été plus aisé que de donner à ces relations un caractère plus confidentiel, soit en se rendant lui-même dans la ville impériale où il avait laissé de nombreux amis, soit par le moyen des agents inférieurs tels que Blondel et La Noue, dont il connaissait la capacité et possédait la confiance. Si quelqu'un pouvait enlever de haute lutte une décision rapide, c'était lui ; ce fut cependant de ses deux correspondants celui à qui d'Argenson fit attendre le plus longtemps sa réponse, et quand il se décida à lui parler, au bout de quinze jours, ce fut pour lui exprimer ses doutes sur la réalité de la convention de Ilanovre, en y ajoutant ces quelques mots bien propres à refroidir son zèle : — « Quant à la négociation proposée par la reine de Hongrie, entretenez-la, mais y niellez du votre le moins que vous pourrez 1 . » Vaulgrenant, qui resta ainsi seul chargé de pouvoirs réguliers, était loin de jouir de Tau-
\. D'Argenson à Cbavigay, 4 octobre 1745. (Correspondance de Itavièrc. — Ministère de9 affaires étrangères.)
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orité et de posséder l'expérience do son collègue. C'était un diplomate novice dans son rurliiT, arrivé en Allemagne juste à temps pour assister aux mécomptes et aux déboires de la politique française et pour se voir constamment joué et enfin publiquement maltraité par le comte do Briïhl. Il ne tenait en main aucun fil qui lui permît de nouer des rapports personnels avec l'Autriche. Ce n'était pas à lui en réalité qu'on remettait le soîn de négocier. Son rôle se bornait à accepter la médiation du roi de Pologne. Ainsi la France, à ce moment critique, remettait le soin de sa destinée à un tiers égoïste, fourbe et peut-être vénal, qui ne se servirait probablement de son nom que suivant d'autres convenances et pour d'autres intérêts que les siens. Il était clair que Vaulgrenant, doutant lui-même de la sincérité du médiateur, apercevant dans le ton de son ministre une méfiance qu'il partageait, craignant à la fois d'être trompé à Dresde et désavoué à Paris, ne songerait qu'à s'aventurer le moins possible siii le terrain semé de pièges où on lui commandait de marcher. Déplus, en plaçant le cen-
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tre 4e la néfodaiion à Dresde, d'où Marie-Thérèse s'tkimit en ce moment même, au lieu
d aller la chercher elle-même à Francfort, on se condamnait d'avance an plus fâcheux retard. L'essentiel, cependant, eût été d'aller vite et de mettre promptement les fers au feu pour profiter non seulement du premier moment d'irritation de Marie-Thérèse, mais de l'embarras dans lequel Frédéric devait se trouver placé par une résistance plus obstinée qu'il ne lavait prévue. Il eût été d'une importance capitale d'avancer et peut-être de conclure l'affaire dans le délai de six semaines accordé à l'Autriche et à la Saxe, pour donner leur adhésion aux préliminaires de Hanovre, et durant lequel l'armée prussienne ne pouvait faire aucun acte d'hostilité. Condamné ainsi à attendre, dans l'immobilité, des adhésions qui n'arrivaient pas, la situation de Frédéric était gauche et pouvait devenir ridicule. Il avait menacé la Saxe de son courroux si elle ne s'humiliait pas à jour fixé : le jour passait et l'elTet ne suivait pas la menace. Il avait annoncé avec une présomption indiscrète une convention mystérieuse suivie
d'un armistice : il restai! seul dans l'altitude du soldat au repos, tandis que, dans le camp opposé, on se préparait ouvertement à l'attaquer. Tous les regards étaient donc tournés vers lui pour lui demander le mot de celte énigme; et le plus difficile n'était pas de se dérober aux interrogations, pourtant assez pressantes, des agents français; il en était quille pour tourner le dos à Valori et faire dire par Podewils, au secrétaire d'ambassade reslé à Berlin, que s'il épargnait encore la Saxe, c'était parce qu'il voulait la conversion et non la mort du pécheur. Mais que dire à ses propies troupes ? que dire au vieux général d'Anliall, qui, en raison de sou Age. avait son franc parler, et qui se plaignait (dit Frédéric lui-même) sur un ton de brutalité héroïque qu'on l'arrêtai après l'avoir poussé en avant, et qu'on ne lui permit pas de faire retentir daus les champs saxons fa vieille trompette de Sodome?
Ce qui accroissait l'embarras, c'est que, la convention ayant du être soumise au ministère anglais après le retour du roi George dans ses Klals, tant que les ralilications n'étaient pas
encore arrivées, on pouvait toujours craindre que George loi-même ne fût sous main pour quelque chose dans les indécisions de l'Autriche et ne cherchât à se soustraire, par cette voie indirecte, aux engagements qu'il n'avait conclus qu'à regret. Cette seule pensée remplissait Frédéric d'inquiétude et d'irritation, et rien n'est plaisant, pour le dire en passant, comme de voir avec quelle vivacité, au moment même où il en prenait si à son aise avec ses obligations envers la France, il s'indignait sincèrement de la supposition qu'il pourrait lui-même ne pas rencontrer chez son nouvel allié la fidélité la plus scrupuleuse. — « Ce serait à penser, disait-il, avec Biaise Pascal, que la terre est une aiïrcuse prison, peuplée de misérables scélérats, tous sans foi et sans honneur. » — On trouvera sans doute que le nom de Pascal arrive ici d'une façon assez inattendue; et par occasion, on pourra se demander ce que l'auteur des Provinciales aurait pensé de l'instruction donnée par Frédéric lui-même à Chambrier pour répondre aux questions qu'on pourrait lui faire, et ainsi conçue : — « Pour ce qui est
des soupçons que quelques ministres vous font entendre que je chercherais à m'accommoder avec la reine de Hongrie, vous ne ferez pas mal d'insinuer, si l'occasion s'eu présente, que, jusqu'ici, îl n'était absolument rien de conclu avec la reine de Hongrie. » — Il avait raison, rien n'était conclu, puisque la reine de Hongrie ne consentait à rien. Mais qu'aurait dît l'accusateur d'Escobar de cette assertion équivoque, qui n'était vraie que moyennant une restriction
mentale '.
Une situation indécise, qui n'était ni la paix ni la guerre, pouvait, en se prolongeant, avoir, même au point de vue militaire, de graves conséquences. Pour n'abandonner aucune de ses positions, el en particulier pour laisser le prince d'Anhalt en mesure de frapper en Saxe, au premier signal, le coup si bruyamment annoncé, Frédéric était contraint de donnera
* ligne d'opérations une étendue très difficile Loy»! à d'Argcas.in, 11, 1S et 18 septembre 1145; Frédéric a RolbeuibourH, à Podcwili, a André, 10 et Ï3 septembre 1145. - Pot Corr,, I. IV, p. 281, 283 et S8B; — Frédéric à Cliauilirlcr, 28 lepleuibre 1745. — ^Ministère des affaires étrangères.)
à défendre. Le prince de Lorraine, au contraire, n'ayant qu'à obéir aux instructions qui lui commandaient de prendre sans délai l'offensive, pouvait concentrer toutes ses forces sur le point qu'il lui conviendrait de choisir. Le résultat fut que l'armée prussienne ne compta bientôt plus dans le camp de Chlum, autour du roi qui y résidait toujours, que dix-huit mille hommes, tandis que le prince de Lorraine vint se placer en face avec une force plus que double. Cette fois, se méfiant de la capacité dont le prince avait donné, à Friedberg, une preuve si médiocre, la reine, sa belle-sœur, lui avait adjoint pour conseils deux généraux qui passaient pour expérimentés, le prince Lobkowitz et le duc d'Arcnberg. Les deux armées étaient si rapprochées que Frédéric lui-même voyait les trois chefs autrichiens tenir leur conseil de guerre sur une hauteur voisine, munis de longues lunettes qui les faisaient ressembler, ditil, à des astronomes, mais qui leur permettaient de compter les Prussiens homme par homme et de distinguer tout ce qui se passait dans le camp ennemi. La position de Chlum était trop
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i choisie pour qu'il fût aisé de l'attaquer; mais Frédéric ne tarda pourtant pas à s'y sentir géoé, parce que la cavalerie légère hongroise et autrichienne lut enlevait ce qui restait de subsistances dans une contrée déjà épuisée, et menaçait même d'interrompre ses rapports avec la Silésie. II cruL Jonc prudent de faire un mouvement de retraite pour se rapprocher de la frontière de Bohème, afin de s'établir sur un point en communication avec ses magasins, où il pourrait vivre plus à l'aise et attendre plus patiemment la fin du délai pétulant lequel il était condamné à l'inaction.
II était temps, en effet, de se retirer, si l'on M voulût pas être bloqué dans Chlum; caries Autrichiens avaient si bien fait le cercle autour de lui que, pour opérer celle marche rétrograde, il ne lui restait plus qu'un étroit passage dans le petit triangle formé par l'Elbe et un de ses affluents,;! travers une contrée de difficile accès, couverte d'une forêt épaisse et coupée par de nombreux accidents de terrain. Les premières étapes furent franchies pourtant sans difficulté, parce qu'on venait au même moment d'ap-
prendre dans le camp autrichien l'élection de Francfort. Tout s'y était mis en liesse et Ion ne songeait qu'à se livrer à de bruyantes démonstrations de joie; mais le 30 septembre, au malin, comme Tannée prussienne qui avait campé autour de la bourgade de Staudentz allait se mettre en marche, on vint avertir Frédéric qu'on apercevait à l'horizon une longue ligne de cavalerie et que, par l'étendue de la poussière, il y avait lieu de penser que ce devait être toute l'armée ennemie. C'était le fait : Charles de Lorraine s'était enfin mis en mouvement avec toutes ses forces. Il comptait attaquer l'armée prussienne sur ses derrières, tandis qu'elle trouverait sur ses flancs et en face les hussards et les pandours, bourdonnant comme dos guêpes et profitant pour la harceler et retarder sa marche de tous les plis de terrain; on aurait ainsi, pensait le prince, le temps de la rejoindre, de l'envelopper par le nombre, et de la livrer sans défense possible à une perte certaine.
Ce plan était très bien combiné, et Frédéric y rend justice dans ses Mémoires. Il est pro-
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