‹ Marie Tudor; La EsmeraldaChapitre 58 sur 88 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

CHOEDR.

Venez tous à la fête !

Page, dame et seigneur!

Venez tous à la fête, Des fleurs sur votre tête, La joie au fond du cœur.

Les conTiés s'accostent et se saluent Des valets circulent dans la foule, portant des plateaux chargés de Qeurs et de fruits. Cependant un groupe de jeunes filles s'est formé près d'une fenêtre, à droite. Tout à coup l'une d'elles appelle les autres et leur fait signe de se pencher hors de la fenêtre.

DIANE, regardant au dehors.

Oh I viens donc voir, viens donc voir, Bérangère I

BÉRANGÈRE, regardant dans la rue.

Qu'elle est vive ! qu'elle est légère 1

DIANE

C'est une fée ou c'est l'Amour I

LE VICOMTE DE GIF, riant.

Qui danse dans le carrefour î

M. DE CHEVREUSE, après avoir regardé.

Eh mais, c'est la magicienne!

Phœbus, c'est ton égyptienne, Que l'autre nuit, avec valeur, Tu sauvas des mains d'un voleur.

LE VICOMTE DE GIF

Ehl oui, c'est la bohémienne!

M. DE MORLAIX

Elle est belle comme le jour!

DIANE, à Phœbus.

Si VOUS la connaissez, dites-lui qu'elle vienne Nous égayer de quelque tour,

P H OE B D S , regardant à son tour d'un air distrait.

Il se peut bien que ce soit elle.

A M. de Gif.

Mais crois-tu qu'elle se rappelle?. .

FLEUR-DE-LYS, qui observe et qui écoute.

De vous toujours on se souvient.

Voyons, appelez-la, dites-lui qu'elle monte.

A part.

Je verrai s'il faut croire à ce que l'on raconte.

p H OE B U s , à Fleur-de-Lys.

Vous le voulez? Eh bien, essayons.

Il fait signe à la danseuse de monter

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