‹ Marie Tudor; La EsmeraldaChapitre 60 sur 88 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

TOUS

Est-il vrai? Phœbus l'aime!

Infâme! sors d'ici.

Ton audace est extrême De nous braver ainsi!

0 comble d'impudence !

Retourne aux carrefours Faire admirer ta danse Aux marchands des faubourgs!

Que sur l'heure on la chasse!

A la porte! il le faut.

Une fille si basse Élever l'œil si haut!

LA ESilERALDA.

Oh ! défends-moi toi-même, Mon Phœbus, défends-moi î L'humble fille bohème N'espère ici qu'en toi.

PHŒBUS

Je l'aime, et n'aime qu'elle I Je suis son défenseur.

Je combattrai pour elle.

Mon bras est à mon cœur.

S'il faut qu'on la soutienne, Eh bien, je la soutien!

Son injure est la mienne, Et son honneur le mien!

TOUS

Quoi! voilà ce qu'il aime!

Hors d'ici! hors d'ici!

Quoi! c'est une bohème Qu'il nous préfère ainsi!

Ah! tous les deux, silence Sur une telle ardeur!

i66 LA ESMERALDA.

A Phœbus.

Vous, c'est trop d'insolence!

A la Esmeralda.

Toil c'est trop d'impudeur!

Phœbus et ses amis protègent la bohémienne entourée des menaces de tous les conviés de madame de Gondelaurier. La Esmeralda se dirige en chancelant vers la porte. La toile tombe.

A.GTE TROISIÈME

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