‹ Marie Tudor; La EsmeraldaChapitre 71 sur 88 · ACTE IV. m · texte numérisé non relu

ACTE IV. m

CLAUDE FROLLO

Bien.

Sera-ce bientôt? Répondez-moi, mon père.

CLADDE FROLLO.

Demain.

Pourquoi pas aujourd'hui?

CLAUDE FROLLO

Quoi! VOUS soufifrez donc bien?

Oui, je souffre !

CLAUDE FROLLO

Peut-être, Moi qui vivrai demain, je souffre plus que vous.

Vous? qui donc êtes-vous?

CLAUDE FROLLO

La tombe est entre nous I

Votre nom?

CLAUDE FROLLO

Vous voulez le savoir?

Oui.

Il 1ère fOD capuchon.

Le prêtre!

Cest le prêtre ! ô ciel ! ô mon Dieu !

C'est bien son front de glace et son regard de feu !

C'est bien le prêtre! c'est lui-même!

C'est lui qui me poursuit sans trêve nuit et jour! C'est lui qui Ta tué, mon Phœbus, mon amour! Monstre, je vous maudis à mon heure suprême ! Que vous ai -je donc fait? quel est votre dessein? Que voulez-vous de moi, misérable assassin? Vous me haïssez donc?

CLAUDE FROLLO

Je t'aime ! —

Je t'aime, c'est infâme!

Je t'aime en frémissant !

Mon amour, c'est mon âme ; Mon amour, c'est mon sang.

Oui, sous tes pieds je tombe,

Et, je le dis, Je préfère ta tombe

Au paradis.

Plains-moi! Quoi! je succombe,

Et tu maudis!

Il m'aime! ô comble d'épouvante!

Il me tient, l'horrible oiseleur!

CLAUDE FROLLO

La seule chose en moi vivante, C'est mon amour et ma douleur!

Détresse extrême!

Quelle rigueur!

Hélas! je t'aime!

Nuit de douleur!

Moment suprême!

Tremble, ô mon cœur!

0 ciel ! il m'aime !

Nuit de terreur!

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