‹ Marie Tudor; La EsmeraldaChapitre 72 sur 88 · ACTE IV. I8:V · texte numérisé non relu

ACTE IV. I8:V

CLAUDE FROLLO, '^ Parl.

Dans mes mains elle palpite ! Enfin le prêtre a son tour!

Dans la nuit je Tai conduite, Je vais la conduire au jour.

La mort, qui vient à ma suite, Ne la rendra qu'à Tamourl

LA ESHERALDA.

Par pitié laissez-moi vite!

Phœbus est mort, c'est mon tour !

Hélas! je suis interdite Devant votre affreux amour, Comme l'oiseau qui palpite Sous le regard du vautour!

CLAUDE FROLLO

Accepte-moi! je t'aime! oh! viens, je t'en conjure! Pitié pour moi! pitié pour toi! fuyons! tout dort!

Votre prière est une injure !

CLAUDE FROLLO

Aimes-tu mieux mourir?

LA ES3IERALDA.

Le corps meurt, l'âme sort.

CLAUDE FROLLO

Mourir, c'est bien affreux !

Taisez-vous, bouche impure!

Votre amour rend belle la morti

CLAUDE FROLLO

Choisis, choisis. — Claude ou la mort!

Oande UMDbe aux pieds d'Esmeralda, suppliant. Elle le repousse.

18i LA ESMERALDA.

Non, meurtrier! jamais! silence!

Ton lâche amour est une oflfense.

Plutôt la tombe où je m'élance!

Sois maudit parmi les maudits !

CLAUDE FROLLO

Tremble! l'échafaud te réclame.

Sais-tu que je porte en mon âme Des projets de sang et de flamme, De l'enfer dans l'ombre applaudis?

Oh ! je t'adore !

Donne ta main !

Tu peux encore

Vivre demain !

0 nuit d'alarmes!

Nuit de remord!

Pour moi les larmes,

Pour toi la mort!

Dis-moi : Je t'aime !

Pour te sauver ! —

L'aube suprême

Va se lever.

Ah! puisqu'on vain je t'implore, Puisque ta haine me fuit, Adieu donc! un jour encore, Et puis l'éternelle nuit!

Va, je t'abhorre, Prêtre inhumain!

Le meurtre encore Rougit ta main!

0 nuit d'alarmes!

Nuit de remord!

Assez de larmes, Je veux la mort!

Dans les fers même

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