‹ Marie Tudor; La EsmeraldaChapitre 83 sur 88 · GILBERT, JOSHUA · texte numérisé non relu

GILBERT, JOSHUA

GILBERT

... Je voudrais mourir. Aie pitié de moi, Joshua.

JOSHUA

Tu es fou, Gilbert! ne songe plus à cette femme qui a perdu deux hommes. Hélas! tu n'as plus beaucoup de temps devant toi pour y songer. Gilbert, ce n'est plus à une femme qu'il faut penser maintenant, c'est à Dieu.

GILBERT, se parlant à lui-môme.

Le cachot de Fabiani est là, le mien est ici. Pour qui vient-elle? — Bah! pour Fabiani! Le jour de notre condamnation à mort, Joshua, quand nous avons traversé pour revenir à la Tour ce long corridor encombré de foule, nous marchions en cérémonie, le bourreau nous précédant, la hache tournée vers notre visage, comme cela se fait pour les condamnés à mort, tu sais, à l'angle du corridor, il y a eu un cri sur notre passage, un cri déchirant, le cri d'une femme. Ce cri, je l'ai bien reconnu, va, c'était Jane ! Pour lequel des deux était-il, ce cri? — Tu secoues la tête, Joshua. Pour Fabiani !

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