LIV
1626 MARIKK EN BLANC
M"^ Mercier accompagna Jane à Cliamplocé.
Elle demeura auprès d'elle la compagne maternelle qu'elle avait toujours élé.
Elle lui parlait de ses filles ; elle lui parlait de Léon.
Enfin, deux mariages furent célébrés le même jour à la mairie de Cormcilles : celui de Miette avec Adrien de Salverne et celui de Magali avec Paul des Roselles.
Toutes les formalités légales avaient élé accomplies.
Les actes de décès faussement déclarés autrefois par Berlin à la mairie de Marseille, avaient été annulés par une décision du tribunal.
Miette et Magali portaient légalement le nom de leur père, qu'elles avaient reçu à leur naissance.
On devine sans doute que Mouredu fut le premier témoin de celles qui autrefois l'appelaient si gentiment « Papa Tislin ».
Nous ne prendrons pas congé de nos lecteurs sans leur donner des nouvelles des personnages de notre récit auxquels ils ont bien voulu s'intéresser.
A l'époque où nous écrivons ce roman, — dont le fond n'est pas uniquement du domaine de l'imagination, — en 1892 et 1893, — le château de Champtocé, cette splendide demeure si merveilleusement restaurée, abrite tous ceux qui nous sont cliers : Jane et Léon des Roselles, enfin unis; — Miette et .Magali, qui connaissent et qui adorent leur mère ; — Adrien de Salverne et Paul des Uoselles, dont le bonbeur ne saurait être décrit ; — M"= Mercier, qui semble être le génie lutélaire de tous ceux <|u'elle aime ; — Norine, qui dirige, en intendante émérile, tous les services de la vaste demeure ; — Tistin Mouredu, qui commande Venl- Fkbout, le yacht coquet qui évolue aujourd'hui si gracieusement sur la Loire; — et aussi la bonne petite Mariic, qui fut autrefois si injusteun-nt chassée par riionilile mégère qui s'appelait Stéphanie de La Possonuière.
Cetle intimité suffit au bonheur de nos amis, et, seul, Raymond de Couisades, (jui mourra dans le célibat final, vient le plus souvent possible rendre visite à son plus cIhm' camarade.
Le géiii'ia! d'Yrvoix esl en relraili\
Pierre Lion, qui a gagné sa première épaulelle, esl en garnison à Angers, et Alice, la couturière p;uisienne de l'aneienne capitale angevine, réside ainsi i\ une très faible distance de .Miette, sa sœur chérie.
.M"" Davoul, dont les cheveux ont bien blanchi, est avec eux et c'est