SCENE I
LEONIE, SIMIANE.
(Lèonie est assise. Simiane, debout près d’elle, écoule la fin d'un
récit.)
LÉONIE
Maintenant, monsieur, vous savez comment votre lettre est restée entre les mains de ma filleule.
SIMIANE
Et pour comble de fatalité, Marie-Rose est la femme d’Ambroise... d’Ambroise à qui je dois la vie !
LÊONIE.
Lorsqu’après quinze ans, au village de Saint-Eslève, la vieille mère de celte pauvre femme, croyant parler à une généreuse inconnue, me confia l’odieux soupçon et l’horrible malheur qui pèsent encore sur sa fille, si je ne me suis pas écriée i Marie- Rose est innocente, la coupable c’est moi, c’est quo mon Aérienne était là... Devant cet ange do pureté, le courage m’a manqué pour me flétrir moi-môme, . .