ACTE V. 'J
AMRROISE. ' :i '-' •'*" ’
Il no pouvait nier son écriture... car j’ai là une autre lettre signée de son nom, par laquelle, ce matin môme, il envoyait chez moi, réclamer sa fille.
SIMIANE
Ma fille ! / /’ .
AMDROiSE.
Oui, la Mignonne do Sainl-Esiève, qu aujourd'hui, devant moi, votre fils nommait sa soeur... Ah! c’est maintenant qu’on pourra l’appeler l’orphieline; car si le ciel conduit mon bras, tout a l'heure j’aurai tue son père. . ,
N’avez-vous donc rien à dire pour vous justifier, Simiane?
SIMIANE
Non... je m’arrête effrayé devant le fatal enchaînement de circonstances qui semble venir en aide à l’erreur de ce malheureux.
AMBROISE. *■
Mon- erreur ! '
SIMIANE
Ambroise, sur l’honneur, je ne connais pas votre femme... mais sur l’honneur aussi, je ne puis vous en dire davantage... Maintenant s’il vous faut ma vie, prenez-la... vous qui n’êtes pas l’offensé, vous serez du moins son vengeur. (Il fait un mouvement.)
DE LORMEL
Un moment. , Ou vous êtes coupable envers lui... ou bien il ne peut se battre avec vous.
AMBROISE
Qu’il nous dise donc alors quelle est cette femme qui a failli à ses devoirs... quel est l’honnête homme qu’il s’accuse d’avoir trompé.
SIMIANE. i •
Jamais, monsieur, jamais !
AMBROISE
Si vous ne les nommez pas... c’est que j’ai deviné juste... c’est que vous avez menti.
SIMIANE
Ambroise!... Ah! notre duel est possible à présent... il me fallait ce mot-là pour avoir le droit d’accepter ton défi.
Je comprends le devoir qui vous est imposé, à tous deux... mais en ce moment prolonger notre absence ce serait jeter l’a-
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larme parmi ceux qui nous attendent ; il est nécessaire que monsieur de Simiane se montre avec moi dans le salon ; dans une heure, je vous le promets, je vous rendrai l’un à l’autre.
AMBROISE
Cet instant que vous me demandez, j’en ai besoin moi-même
Ï iour écrire quelques lettres et régler mes dernières dispositions... I faut tout prévoir, car le sort des armes, c'est le secret de Dieu. de lo n h kl, désignant la droite.
Entrez ici... Au fond de cette galerie est la bibliothèque ; vous trouverez là tout ce qu’il faut pour écrire.
AMBI101SK.
Merci, monsieur... Je vous attends, monsieur de Simiane.
simiane.
Dans une heure je serai ici.
Ambroise, après avoir regardé de Lormel qui fait un signe d’as -
senti ment.
J’ai deux garanties alois : ( à Simiane) votre courage (à de Lormel) et votre honneur. [Il entre dans la bibliothèque.)