SCENE
Les Mêmes, SÉBASTIEN. (Il porte un petit sac de voyage .) Sébastien.
Voila César etsa fortune... ça n'est pas lourd... Tiens! maman Ursule... eh bien, comme vous me regardez tous les deux!
AMBROISE
Ne plaisantons pas... et vous, parlez, mère Ursule... combien de temps Marie-Rose est-elle restée à Saint-Estève ?
' s». , u dksgle, embarrassée.
Je ne peux pas te dire, moi... elle t’expliquera.
AMBROISE
C'est voüsqtie j’interroge... c’est à vous dé me répondre.
SÉBASTIEN
Ah çà I... qu’est-ce qui se passe encore? ‘ .
Laisse-moi tranquille! (A Ursule .} Mais répondez donc? ürsule, après avoir hésité.
Ambroise, je ue sais pas mentir,,, je n’ai pas vu Marie-Rose !
SÉBASTIEN, à part.
Ah! diable!
AMBROISE
Vous ne l’avez pas vue! (Se contenant.) Fort bien... alors, c'est elle qui a menti.
URSULE. i
Je connais mon enfant... ça ne peut être que dans une bonne intention.
SÉBASTIEN
Certainement... ça te paraît monstrueux... comme ça, h première vue, de loin... c’est un effet d4 perspective... un* trompel’œil... Quand on y regarde de près, il n’y a rien de plus simple et do plus naturel.
AMBROISE
Comment donc!... on fait une absence de huit jours, on rapporte des nouvelles du pays où on n’a pas été .. on vous parle de sa mère qu’on n’a pas vue... tout ça est bien simple, bien naturel, bien innnocent... ( éclatant ) tout ça esl infâme, mère Ursule!
16 MARIE-ROSE
Sébastien à lui-même, quittant son sac .
Voilà le malheur qui arrive, je ne pars plus.
Ah! la mauvaise idée que j’ai eue de venir aujourd’hui !
AMBROISE
Non pas!... au contraire, c'est une permission de Dieu!