‹ MarieRose drame en cinq actesChapitre 6 sur 113 · SÉBASTIEN, AMBROISE · texte numérisé non relu

SÉBASTIEN, AMBROISE

AMBROISE

Bon voyage, monsieur le marquis. (A lui-même, passant dans le comptoir à gauche.) Ah ! il a connu autrefois...

SÉBASTIEN

11 avait une intrigue dans la ville, ton capitaine. Après faut être juste, un veuf a besoin de consolations.

ambroise, ^regardant avec inquiétude.

Ah 1 tu crois que les veufs. . . '

SÉBASTIEN

Je parle de ceux qui regrettent do l’ètre. . . tu vois bien qu’il n’est pas question de moi... d’ailleurs, sois tranquille... je vais partir.

ambroise, venant à Sébastien.

Ce n’est pas bien, co que tu dis là, Sébastien... L’autre semaine, à ton arrivée, c’est moi qui ai voulu que ma maison fût la tienne; je t’ai introduit dans mon ménage, en ami, les yeux fermés.

«ÿ, SÉBASTIEN.

C’est vrai ; mais pour le moment ton ménage *e composait de toi tout seul... la femme venait de partir pour huit jours chez sa mère, et je ne devais rester que quarante-huit heures k Marseille, car jo sub|y§ttcndu à Rome. Enfin, grâce an temps contraire, j’ai pu vi Marie-Rose. . . féliciter mon élève sur ses progrès... seulement, j’ai conseillé à ta femme de varier le sujet de srs dessins... tu n’es pas mal. .. mais toujours ton portrait, ça devient monotone.

ambroise, vivement.

Qui dessinerait-elle, si ce n’est pas moi?. . . monsieur de Birmane, peut-être !

SÉBASTIEN

Si elle levait vu uno fois.. . une seule.. . ce serait possible, attendu que la mémoire qu’elle garde des traits d’un visage tient du prodige; mais son talent pour la ressemblance ne va

je-

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