‹ MarieRose drame en cinq actesChapitre 5 sur 113 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

simiane, inquiet.

Comment... que veux- tu dire?

AMBROISE

Dame! puisque je n'ai pas eu la berlue en vous reconnaissant ce matin ; donc, c’est bien vous aussi que j’ai rencontré lundi dernier, vers la tombée du jour, nu bout do la ville, dans la rue du Chemin de Homo, avec une petite dame qui porlait une niante de taffetas et un voile très-épais... Vous marchiez bras dessus, bras dessous, la main dans iamain, comme des mariés % de la veille... ça m’a fait plaisir à voir. (Il s'arrête, et regarde tour à tour Simiane qui paraît contrarié et Sébastien qui étouffe une envie de rire.) Tiens ! M. de Simiane n’a pas l’air content... et toi, pourquoi ris- tu ?. . . est-ce que j’ai dit uno bêtise ?

* . SEBASTIEN

Plus fort que ça : tu as commis une indiscrétion en te permettant de reconnaître un cavalier qui ne voulait pas être vu donnant le bras à une femme qui no pouvait pas être la sienne... pSïsqu’il est veuf. ^

SIMIANE

Et comment savez-vous cela, monsieur Sébastien?

SÉBASTIEN

C’est dans le salon où l’épagneule Mirza nie faisait l’honneur de me donner séance, qu’on vint annoncer K la ducliésse, votre belle-sœur, le décès do madame la marquise de Simiane, morte, dit-on, en donnant le jour à un fils.

S1MIANB.

Oui, à mon cher René...

AMBROISE, COIlfuS.

Je vous demande pardon, alor9, de vous jour.

simiane.

iconntr l’autre

Il n’y a pas grand mal, pourvu que cela reste entre nous... Ambroise, il faut nous dire adieu.. . Monsieur jsiebasùen, je vous souhaite des chefs-d’œuvre.

SÉBASTIEN

C’est-à-dire, des commandes...

simiane, à Ambroise.

À toi, mon ami, tout le bonheur possible en ménage.

AMBROISE

Alors, souhaitez-nous un enfant... car il ne manque plus que ça à Marie-Rose et à moi...

simiane, qui allait soFlty, s'arrêtant. * j; Marie-Rose! / . s • ...

MARIE-RQjSE.

AMBROISB.

Oui, c’est le nom de ma femme... On dirait que ça vous rappelle un souvenir.

SIUIAXE.

Tu dis bien, un souvenir. . . J’ai connu autrefois, il y a longtemps, une personne qu’on appelait ainsi. ( A lui-même.) Sa femme se nomme Marie-Rose! .. Singulier hasard!. . . [Haut.) Adieu, Ambroise, adieu. (Il sort.) ,

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