SCENE IV
Les Mêmes, AMBROISE, LA MIGNONNE. ( Ambroise arrive tenant encore devant fui la Mignonne évanouie.)
CATOR.
Je ne pie trompe pas lia bonne bête, c’est 131ancbelte;le brave homme, c’est monsieur Ambroise.
TOUS
Ambroise!...
AMBROISE
Moi-même, mes amis, qui suis arrivé k temps... car le Calvaire sera inondé tout à l’heure... La pauvre petite n’est qu’évanouie; un grand feu et un doigt de vieux vin la remettront! georgette, aidée des moissonneuses, reçoit la Mignonne des mains d'Ambroise.
Soyez tranquille, nous en aurons soin... Elle doit être des environs; mais nous ne la laisserons repartir que lorsqu’il n’y aura plus de danger pour elle à se remettre en route. ( On la dépose sur un brancard placé devant la meule.)
CAUSSAOE.
Est-ce que vous ne vous arrêterez pas un moment pour pren- / dre quelque chose aussi ?
AMBROISE
M’arrêter? oh! non pas! l’orage a été terrible, et j’ai hâte d’arriver chez moi. Pourtant je ne pouvais laisser périr cette entants... Dites-moi, mes amis, vous n’avez pas eu de nouvelles, vous ne savez rien de Montmayour?
GEORÜIUTK.
Non, rien... mais il ne doit pas vous être arrivé de mal, monsieur Ambroise, une bonne action porte toujours bonheur.
Dieu vous enteude, (o part ) et protège Marie-Rose ! (Il pique des deux et sort rapidement.)