SCENE X
Les Mêmes, CAUSSADE, puis GEORGE! TE et MIGNQNNfc
CAUSSADE
Al’aidelà moil < !xn»n. t(. .i
CATOR,
Qu’est-ce que vous avez donc ?
CAUSSADE
Je l’ai vue !
Qui?
La folle!
TOUS
CAUSSADE
«h 'lut
La folle !
Elle est là haut dans ma
TOUS
CAUSSADE
grange, derrière les fagots.
MARIE-ROSE
georgette, entrant suivie de la Mignonne .
Qu’est-ce que tu dis mon homme? — La folle est chez nous ? la mignonne, h part.
Une folle !
CAUSSADE
J’étais monté, comme tu me l'avais dit, pour chercher une bounée; afin de choisir la plus sèche, je levais ma lanterne, et je me suis trouvé face à face avec deux grands yeui qui me regardaient.
ROBERT
Ca ne peut être que la folle. — Tu l’avais sous la main, et tu ne l’as pas prise ?
CAUSSADE
Au contraire, c’est elle qui m’a pris ma lanterne.
LA MIGNONNE. ‘ V
Cette folle. .. la connaît-on ?
GEORGETTE
Que trop !
LA MIGNONNB, à part.
Mon Dieu ! si c’était. .. , -
ROBERT
Cette fois nous la tenons.
la mignonne, vivement.
Qu’allez-vous lui faire?
ROBERT
Pardieu ! la prendre et laconduire à la geôle; suivez-moi, vous autres ; à nous la folle... à nous Marie-Rose!
LA MIGNONNE
Marie-Rose !
caussadr, se plaçant entre eux et l'escalier. Malheureux ! si vous faites un pas de plus, je suis ruiné...
TOUS . J
Hein?
CAUSSADE
Si elle vous entend monter, si elle vous voit paraître, c’est fait de nous.
TOUS
Comment ça ?
CAUSSADE
Elle a ma lanterne, ma lanterne allumée! et elle m’a crié arrière... ou le feu... le feu!... J’ai plus de douzecents gerbes là
haut ; en une minute elle mettra tout en flammes !