‹ MarieRose drame en cinq actesChapitre 72 sur 113 · ACTE m · texte numérisé non relu

ACTE m

TOCS.

11 a raison. , ,

, ai 1 ".- :

LA mignonne, a part. , v ..

Comment la sauver ? , S

ROBERT

Que faire alors ?

GEORGETTK.

Il faut agir de ruse, la tromper, l’attirer hors de la grange... Quand on ne craindra plus l’incendie, on fera delà pauvre femme co qu’on voudra. •

CACSSADE. '

Oui... mais qui se chargera de la faire descendre?

la micnonne, s ’ avançant .

Moi, si vous le voulez. • • . . •• .*

GEORGETTE

Toi, petite? » ,

LA MIGNONNE

Oui.

CACSSADE.

Mais lu ne sais donc pas que les fous ne connaissent rien... la malheureuse est capable de l’étrangler.

LA MIGNONNE

Oh ! je n’ai pas peur d’elle ! '

CEOItGETTE.

Non... je ne veux pas que tu t’exposes.

LA MIGNONNE

Je vous en prie, laissez-moi vous venir en aide, b vous qui nt’avez si généreusement recueillie, laissez-moi venir en aide aussi h cette pauvre femme.

GEOKGETTB.

Tu la connais donc, pour t’intéresser tanta elle?

LA MIGNONNE

Non... non, madame; je sais seulement que ^arie-ltose est la femme de monsieur Ambroise, de monsieur Ambroise à qui je dois la vie... Je serais bien heureuse de rn’aequiilor envers lui. Ah! je vous le demande à genoux, laissez-moi sauver Mario- Rose.

CACSSADE.

Voilà une brave petite fille! ,

ROBERT

• , Si c’te folle allait la tuer?

LA MIGNONNE

Dieu no le voudra pas.

MARÏE-RÔSE.

GRrtRGEÎTK.

Ecoutez, écoutez. [1, orchestre jour, le prélude, de l’air chanté par Marie-Rose au premier acte, et Marié-Rose elle-même fredonne les premières mesures.) t’est la voix do la folle.

LA MIGNONNE, à pari.

La voix de ma mère !

MARIE rose, dans la y range.

, , ; Air du premier acte.

Comme elle allait par les chemins,

Priant du cœur, joignant les mains.

j . ‘ (hile s'arrête,)

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Que chante-t-elle donc ?

la mignonne, cherchant dam ses souvenirs.

Attendez... cette chaneou je la connais (A part.) Mère Ursule me l’avait apprise. (. Haut .) bi j’essayais... Oui, cela rassurerait Marie -Rose.

Continuant Fuir.

Tout à coup devant elle Un ange ouvrant son aile,

Lui dit : C’est toi que j’attends là, l'on bel anneau d’or le voilà ;

Puis s'envola.

IiEORGette, voyant s' en.tr' ouvrir la porte de la grange.

Je la vois... elle vient ici, éloignons nous ; la vue de tant do monde pourrait l’effrayer. .. l’exaspérer, laissons-les seules. robeiit , à demi-voix attx paysans.

Tenons-nous aux aguets, et à la première alerte... nous en finirons. ( Ils s’éloignent sans bruit ; les uns rentrent dans la ferme, les autres sc cachent derrière la meule et derrière les arbres.)

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