ACTE m
TOCS.
11 a raison. , ,
, ai 1 ".- :
LA mignonne, a part. , v ..
Comment la sauver ? , S
ROBERT
Que faire alors ?
GEORGETTK.
Il faut agir de ruse, la tromper, l’attirer hors de la grange... Quand on ne craindra plus l’incendie, on fera delà pauvre femme co qu’on voudra. •
CACSSADE. '
Oui... mais qui se chargera de la faire descendre?
la micnonne, s ’ avançant .
Moi, si vous le voulez. • • . . •• .*
GEORGETTE
Toi, petite? » ,
LA MIGNONNE
Oui.
CACSSADE.
Mais lu ne sais donc pas que les fous ne connaissent rien... la malheureuse est capable de l’étrangler.
LA MIGNONNE
Oh ! je n’ai pas peur d’elle ! '
CEOItGETTE.
Non... je ne veux pas que tu t’exposes.
LA MIGNONNE
Je vous en prie, laissez-moi vous venir en aide, b vous qui nt’avez si généreusement recueillie, laissez-moi venir en aide aussi h cette pauvre femme.
GEOKGETTB.
Tu la connais donc, pour t’intéresser tanta elle?
LA MIGNONNE
Non... non, madame; je sais seulement que ^arie-ltose est la femme de monsieur Ambroise, de monsieur Ambroise à qui je dois la vie... Je serais bien heureuse de rn’aequiilor envers lui. Ah! je vous le demande à genoux, laissez-moi sauver Mario- Rose.
CACSSADE.
Voilà une brave petite fille! ,
ROBERT
• , Si c’te folle allait la tuer?
LA MIGNONNE
Dieu no le voudra pas.
MARÏE-RÔSE.
GRrtRGEÎTK.
Ecoutez, écoutez. [1, orchestre jour, le prélude, de l’air chanté par Marie-Rose au premier acte, et Marié-Rose elle-même fredonne les premières mesures.) t’est la voix do la folle.
LA MIGNONNE, à pari.
La voix de ma mère !
MARIE rose, dans la y range.
, , ; Air du premier acte.
Comme elle allait par les chemins,
Priant du cœur, joignant les mains.
j . ‘ (hile s'arrête,)
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Que chante-t-elle donc ?
la mignonne, cherchant dam ses souvenirs.
Attendez... cette chaneou je la connais (A part.) Mère Ursule me l’avait apprise. (. Haut .) bi j’essayais... Oui, cela rassurerait Marie -Rose.
Continuant Fuir.
Tout à coup devant elle Un ange ouvrant son aile,
Lui dit : C’est toi que j’attends là, l'on bel anneau d’or le voilà ;
Puis s'envola.
IiEORGette, voyant s' en.tr' ouvrir la porte de la grange.
Je la vois... elle vient ici, éloignons nous ; la vue de tant do monde pourrait l’effrayer. .. l’exaspérer, laissons-les seules. robeiit , à demi-voix attx paysans.
Tenons-nous aux aguets, et à la première alerte... nous en finirons. ( Ils s’éloignent sans bruit ; les uns rentrent dans la ferme, les autres sc cachent derrière la meule et derrière les arbres.)