PAR LONGUEUR |1.000 TONNES
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«Ainsi, le tonnage moyen, ramené à la longueur de la section, n’est supérieur à un million de tonnes que sur 26 sections, mesurant ensemble, pour les fleuves et rivières, 533 kilomètres, pour les canaux, 733 kilomètres, soit ensemble 1.266 kilomètres, c’est-à-dire 28 0/0 des voies navigables. La fréquentation est donc très peu active sur les 3,132 autres kilomètres.
« Cette fréquentation intéresse particulièrement les relations de Paris avec le Nord, ensuite celles qui se font par la Seine, un peu moins celles de Paris avec l'Est,
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moins encore celles de Paris avec la Bourgogne, et pas du tout, peut-on dire, les autres directions (1). »
Non seulement le réseau français est insuffisant, mais il est organisé de si singulière façon qu'il tend à diriger vers les ports étrangers les marchandises françaises.
Dans un récent rapport de M. Bernard au Conseil supérieur de la marine marchande (2), l’auteur, avant d’examiner notre réseau, donnait des indications sur les réseaux étrangers. Il constatait Le bond formidable des Etats-Unis, qui passent de 30.626 milles (voies ferrées) en 1860, à 181.021 milles en 1896, et dont les tarifs de marchandises sont réduits à leur extrême limite. I y faisait également remarquer la facilité des communications par eau, où la tonne kilométrique s’abaisse jusqu’à Ofr. 0016.
Mais les Etats-Unis ne sont ni le seul, ni le meilleur exemple à nous donner. D'autres pays, plus directement rivaux, ont compris ce que nous ne Voyons pas encore : l'utilité d’une-vue d'ensemble dans le système des transports.
L'Allemagne, qui possède des moyens naturels, en a tiré des avantages considérables. Elle a suivi un plan méthodique ; elle a allié, dans un même but, tous les moyens de communication et de transit. Il n’existe point