‹ Marine Marchande Primes Et SubventionsChapitre 16 sur 70 · L’Economiste français · texte numérisé non relu

L’Economiste français

2. Rapport sur les moyens de diriger le fret vers les ports par une amélioration du régime des canaux et des modifications aux tarifs des chemins de fer (Imp. nat., 1898),

ae: A | de compagnies de chemin de fer qui luttent contre les canaux. On a compris que l’union des uns et des autres servirait au développement du commerce général, et par suite au développement propre des voies ferrées et des voies fluviales.

C'est ainsi qu’est née cette prospérité des ports allemands, réunis avec l’intérieur du pays par des fleuves navigables, et des canaux bien construits. Le Rhin, a lui seul, à englouti 350 millions : mais il est une voie aujourd’hui facile, de drainage vers la mer. Un projet qui consiste à réunir par un canal central le Rhin à l’Elbe, et à l’Oder aboutira quelque jour. Il en est résulté la création d’uneflotteintérieurequ’on estimeà 23.000 bâtiments, et de ports centraux comme Dresde et Dusseldorf.

C’est ainsi qu'est née également la prospérité grandissante de Rotterdam, en Hollande, et d'Anvers en Belgique.

Si l'Allemagne nous donne l'exemple d’une organisation bien comprise de transports à l’intérieur, la Belgique fait mieux. Elle vient chercher notre fret, elle l’'attire, elle détourne les marchandises françaises de leurs routes naturelles vers la mer.

L'Allemagne, dans sa lutte commerciale avec la France, à ainsi trouvé en la Belgique un allié puissant. M. Pape-, Der. dans un récent discours, disait :

. € Anvers est notre port d'attache. Nos commerçants sont bien obligés d'aller où on leur demande le meilleur marché ; et ils ont plus d'avantages à expédier par

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