M. Duprat. Rapport, op. cit
2. Cette évaluation est basée sur la distance parcourue par les paquebots de la Compagnie générale Transatlantique et des Messageries Maritimes. Le parcours moyen de chaque navire dépasse à
Le navire est-il de construction étrangère et francisé ? Il touchera environ 70.000 francs par an (1).
L'Etat paiera donc 12 0/0 de ce qu'il recevra. Car il est vraisemblable que les 600 000 francs annuels gagnés par le navire seront dépensés en France, et en tout cas augmenteront d'autant la richesse nationale.
Le métier d’armateur deviendra rémurérateur. Aujourd'hui il ne l’est pas. Et de ce fait, se construiront des navires, qui pourront peu à peu se substituer dans nos ports, à ceux de l'étranger.
Pourquoi l'Etat ne donnerait-il pas aux armateurslibres des avantages — non pas égaux, — mais comparables à ceux qu'il accorde aux Compagnies subventionnées ? A . celles-ci, 24 millions sont alloués annuellement. La dépense de l'Etat se chiffre à {1 francs par mille parcouru. La prime à la navigation, accordée à la construction étrangère représente environ 2 francs par mille. Elle encouragera la marine de commerce, parce qu’elle ne la. maintiendra pas dansdes limites administratives. Elle lui donnera de l’essor sans entraver sa liberté. Les constructeurs français, après les résultats de la loi de 1893, sont aujourd’hui fixés ; les armateurs, les Chambres de commerce et les Compagnies libres sont tous d'accord pour
peine 40.000". Dans leur flotte, des paquebots postaux font une vitesse supérieure à celle des navires au long cours destinés au commerce. Le chiffre de 35.000 milles est donc certainement un maximum.