‹ Marine Marchande Primes Et SubventionsChapitre 8 sur 70 · PO · texte numérisé non relu

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La marine française subit donc, de ces faits, une série de difficultés. Il en est d’autres, qui viennent des principes généraux économiques.

- Des liens fort étroits lient les tarifs de transport à l’importance du matériel employé, et à la quantité des marchandises transportées. Ce sont les trois facteurs d’un problème qui se résout difficilement.

Il faut partir de ce fait qu’une Compagnie a toujours intérêt à faire naviguer ses navires. Elle les amortit en les rendant productifs ; puis, même si l’amortissement est très réduit, elle garde son bon renom et sa situation commerciale. C'est dans ces conditions que, par la force des choses, elle est réduite à faire naviguer ses navires sur lest ou à réduire considérablement le prix du fret.

Ce prix du fret, d’ailleurs, est régi par une loi. Si, dans une certaine partie du monde, une Compagnie de navigation abaisse le prix de son fret, toutes les autres tendent au même chiffre; sans cela, les marchandises ne viendraient plus à elles. Il est vrai de dire, pour pousser le raisonnement, que les frais de production fixent un tarif minimum au-dessous duquel une Compagnie commerciale ne peut descendre (1).

Mais tous les armateurs n’ont pas le même minimum. Certains chantiers construisent des navires à meilleur marché que d’autres. Les capitaux engagés, étant moins considérables, supportent un moindre revenu.

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