LEVER DU SOLEIL
Improvisé à Partégal.
Il manquait ta présence à ce grand paysage! Quand le jour, Désirée, à travers le feuillage D'une clarté douteuse, éveilla les oiseaux, Quand l'aurore montra ses longs cheveux de flamme, Ta voix n'a pu se joindre à ce cri de mon ame "; Oh I quels majestueux tableaux!
Écoule! j'étais seul sur des penchants sauvages; A mes pieds s'étendaient la mer et ses rivages ; Derrière moi les champs se perdaient au lointain;
Les rochers, encadrés dans l'écume des vagues, Déployaient leurs fronts noirs; et leurs murmures vagues Semblaient saluer le matin.
Alors le roi du jour, dans sa couche géante De brume et de vapeurs, montra sa face ardente. L'immense azur des mers devint un champ de feu . Mais, secouant bientôt ses nuages de langes, Il monta dans le ciel : et d'éclatantes franges Dentelèrent l'horizon bleu.
Et l'horizon ne fut que larges déchirures; Puis la mer flamboya; de riches ciselures Brillèrent surles monts couverts d'un manteau d'or; Un tapis de carmin remplaça l'émeraude Des taciturnes bois où le vent siffle et rôde : L'astre-roi prenait son essor !
Et des flots de lumière inondèrent l'espace. Les nuages pourprés divisèrent leur masse