‹ MarinesChapitre 26 sur 76 · rARI.\ES · texte numérisé non relu

rARI.\ES

Flots blancs, dont, chaque soir, la crinièro on furie Semblait me révéler toute la poésie Du vieux barde écossais ;

Charmants petits poissons, dont les nageoires bleues Découpent leur azur sur l'argent de vos queues :

Sables étincelants Que rougit , le matin , l'astre-roi qui se lève , El dont les cailloux d'or illuminent la grève

Comme des diamants :

Large rade, forêts flottantes de navires

Qui croisez en tous sens les humides empires :

Chênes aux sombres fronts, Arrachés, pour nos ports, à vos natals rivages , Et qui, mâts de vaisseaux, revêtez des feuillages

De brillants pavillons :

Vos beautés à mes yeux n'avaient point de rivales I Mais j'en rencontre ici qui marchent vos égales.

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