‹ MarinesChapitre 33 sur 76 · MON ROCHER ET L\ YOLE · texte numérisé non relu

MON ROCHER ET L\ YOLE

Ornaient son frôle mât d'une rouge auréole; Et la légère yole, en passant loin du bord, Regagnait son navire inquiet sur son sort.

A FREJUS.

Les maritimes vents, elïleiirant les rivages, Apportent jusqu'à moi des murmures confus.

Est-ce la lyre de Galliis

Qui vient pleurer, dans les nuages,

La décadence de Fréjus ?

Nœur de Rome , Fréjus, û fameuse ruine ! Lambeau du colosse puissant Qui va toujours en s'effaçant Sous le pied du temps qui te mine.

iOe MARINES.

Oh ! réponds : as-tu su garder La pierre que César jeta pour te fonder ?

"Vieux fragment mutilé de ta splendeur première , Que chaque instant qui fuit se plaît à dégrader ,

Vois ton éloquente poussière

Balayée aux vents du midi !

Où donc est l'aqueduc , aux arcades superbes , Qu'en tes jours glorieux Octave avait bâti ?

Deux mille ans l'ont anéanti, El son front altier gît au niveau des herbes.

Amphithéâtres, cirque, aériens gradins , Où le peuple, affamé de spectacles atroces , Aux cris de ses lions, de ses tigres féroces , \ux douleursdes captifs, à leurslambeaux humains. S'agitait et battait des mains !

Édifices pompeux, coupoles étagéeï>.

A FBEJUS.

Magniliques temples païens Qui croulâtes, fondus par le sang des chrétiens,

Colonnes d'acanthe ombragées, Polies uii brillait l'or, et toi, sublime tour!

De vingt siècles chargées , Pleurez, sur le gazon d'un jour, Votre ancienne grandeur , éteinte sans retour !

PROMENDE POÉTIQUE,

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