LE PECHEUR À SA NACELLE
D'un joyeux bond, Dans celte mer que j'aime, *
Je m'élançais, moi-même.
Comme un poisson.
Déjà mon cœur palpite...
Ne vole plus si vile,
Léger baleau !
Arrête... ! je contemple Ce bras de, mer, qui semble
Un doux berceau.
Plein de mystère et d'ombre C'est sous ce berceau sombre ,
Ceint de rochers , Qu'un soir, douce nacelle, Tu fus lémoinTidôle
De nos baisers.
Comme elle était craintive
Quand la vague plaintive,
Que le zéphyr Soulève sur la plage, Expirait au rivage
Comme un soupir !
Seul , le bruit de ma rame Maintenant pour son ame
Est un bruit doux :
C'est que, dans ma chaumière, Mon fils attend un père;
Elle un époux !
La sombre jalousie Ne flétrit point sa vie :
Elle a ma foi ; Elle sait, ma nacelle, Que je lui suis tidèle
Autant qu'à toi ! ! !
^.U<C/<Vi. J.//^/? /,,,/.^,