‹ MarinesChapitre 41 sur 76 · GROUPE · texte numérisé non relu

GROUPE

Trinité d'arbres, dont le groupe Comme une masse informe au lointain se découpe;

El dont les pieds noirs sont cachés Dans deux rangs tortueux de roseaux panachés, Qui, lorsque l'ouragan réveille sa furie. Se confondent avec l'herbe de la prairie : Comme tes cavaliers, ô chaude Barbarie, De leurs mentons aigus mêlent les poils grossiers

Aux crinières de leurs coursiers!

Depuis ce malin , je contemple Ton vieux chêne, formant la coupole d'un temple;

Ton superbe et haut peuplier, Que l'eflort de l'orage à peine peut plier ; £t, sous cette coupole, à tous les vents ouverte, Ton saule prosternant sa chevelure verte Sur l'humide gazon dont la terre est couverte : Comme la pénitente aux pieds du Christ mourant

Prosternait son front, en pleurant.

Beau groupe! ma jeunesse altière Trouve jusques en toi quelque page guerrière :

Léo rompant un peuplier; Scéva, devant César montrant son bouclier Percédecentvingtcoups....Oh!combienjeregrette, Roseaux qui battez l'air de votre frêle crête, De ne pouvoir porter , comme vous, une aigrette Que brunirait bientôt , image des volcans,

La fumée ardente des camps !

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