L OISEAU DE TEMPETE
Marine.
Frère de la blanche mouette , Toi dont l'aile ne prend l'es.sor Qu'avec celle de la tempête , Et qui, sans redouter la mort, T'aventures, frêle victime, Sur les flots du sonore abîme.
Comme le poëte sublime S'abandonne aux vagues du sort :
J)ans ces déserts, ou lu l'isoles
l5fJ 31 A RI NES.
Où sur loi rcciune des (lois
IViid , comme les cheveux des saules
Sur le marbre des noirs tombeaux,
Alcns-lu déplorer le naufrage
Des vaisseaux détruits par l'orage.
Et dont la mer, à leur rivage
JNe rend pas même les lambeaux ?
Sombre oiseau , tu ne sais te plaire El lu ne semblés t'endormir Ou'au sein des lames en colère, Toujours prêtes à t'engloulir :
Sendjlable à ces âmes chrétiennes Qui, dans les tempêtes humaines, Truu\ent, même au sein de leurs peines, LU abri pour s'en garanlii-.
J'aime à te voir quand lu fobslines A luller contre les autans; Quand de llol en Ilot lu piétines