‹ MarinesChapitre 44 sur 76 · L OISEAU DE TEMPETE · texte numérisé non relu

L OISEAU DE TEMPETE

Marine.

Frère de la blanche mouette , Toi dont l'aile ne prend l'es.sor Qu'avec celle de la tempête , Et qui, sans redouter la mort, T'aventures, frêle victime, Sur les flots du sonore abîme.

Comme le poëte sublime S'abandonne aux vagues du sort :

J)ans ces déserts, ou lu l'isoles

l5fJ 31 A RI NES.

Où sur loi rcciune des (lois

IViid , comme les cheveux des saules

Sur le marbre des noirs tombeaux,

Alcns-lu déplorer le naufrage

Des vaisseaux détruits par l'orage.

Et dont la mer, à leur rivage

JNe rend pas même les lambeaux ?

Sombre oiseau , tu ne sais te plaire El lu ne semblés t'endormir Ou'au sein des lames en colère, Toujours prêtes à t'engloulir :

Sendjlable à ces âmes chrétiennes Qui, dans les tempêtes humaines, Truu\ent, même au sein de leurs peines, LU abri pour s'en garanlii-.

J'aime à te voir quand lu fobslines A luller contre les autans; Quand de llol en Ilot lu piétines

Page 1