‹ MarinesChapitre 67 sur 76 · MAUlNtS · texte numérisé non relu

MAUlNtS

Des Napeurs d'or la diaphane Icnlc

Qui la couvrait, El les zéphyrs, sous qui la mer se plisse , Tout lui jetait un parfum de délice

Qui l'enivrait.

Le soir les Ilots avaient (luitlé la rive.

La barque était à sec, triste et pensive

Comme un vieillard.

Lèvent souiïlait. Et le ciel, sans étoiles, Disparaissait sous les nocturnes voiles

Du noir brouillard.

Pauvre petit esquif, délaissé sur nos grèves! Comme tes flots dorés, hélas! nos premiers rêves .Nous bercent d'avenir ; mais ils sont bien trompeurs î VA nos illusions, nos amours ineffables.

LA BARQUE A SEC. i>U

ÏNebiillciUqM'uiiinstaiil, piiiss'envolcnl, semblables A tes épbémèrcs vapeurs.

Oui, toiil luit, toulrajonneau matin delà vie î Mais la clarté du jour de la nuit est suivie. Quand vient le soir des ans, l'homme, déseiiclianlé, ÎS'ctant plus soutenu par le flot d'or des rêves, Comme toi, pauvre esquif, reste à sec, sur les grèves De la froide réalité.

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