‹ Marino FalieroChapitre 10 sur 77 · FALIERO, FERNANDO · texte numérisé non relu

FALIERO, FERNANDO

C'est elle qu'on outrage!

, FERNANDO

Eléna!

Moij c'est moi.

FERNANDO

Vous !

Écoute et partage Un fardeau qu'à moi seul je ne puis supporter.

JS M ARIM) FALIERO,

C'est mon nom, c'est le nôtre à qui vient d'insulter Un de ceux dont nos lois sur les bancs des quarante *ont siéger à vingt ans la jeunesse ignorante. Lois sages!

FERNANDO

QuVt-il fait ?

n, I^e dirai-je ? irrité

D un reproche public , mais par lui mérité . L'insolent sur mon trône eut l'audace d'écrire... Je les ai lus comme elle et tous ont pu les lire , Ces mots... mon souvenir ne m'en rappelle rien: Mais ces mots flétrissaient mon honneur et le sien.

FERNANDO

Le lâche , quel est-il ?

.\ Cherche dans la jeunesse ,

Qui profane le mieux dix siècles de noblesse, Qui fait rougir le plus les aïeux dont il sort ? Tête folle ! être nul , qu'un caprice du sort Fit libre, mais en vain , car son ame est servile. Courageux, on le dit- courageux entre mille, Dont un duel heureux marque le premier pas: Du courage! à Venise, eh! qui donc n'en a pas? Un Sténo! F

FERNANDO

Lui, Sténo!

Bien que brisé par l'âge , Je n'aurais pas , crois-moi , laissé vieillir l'outrage. Près de Saint- Jean et Paul il est un lieu désert , ° Où, pour lui rendre utile un de ces jours qu'il perd, Mon bras avec la sienne eût croisé cette épée...

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