ACTE I , SCENE IV
De cette défiance a pu troubler mon ame , La déchirer ainsi , la briser, la flétrir, Qu'on l'épargne! ah! pour lui c'est trop peu de mourir! Il aurait , le cruel qui m'inspira ces doutes , Plus d'une vie à perdre , elles me devraient toutes , Oui toutes , sans suffire à mes ressentimens , [mens. Leur sang, leur dernier souffle et leurs derniers tour- .77 tombe sur un siège.
Après une pause.
Homme faible , où m'emporte une aveugle colère ? À Zara , quand j'appris la perte de mon frère , Je domptai ma douleur et je livrai combat. Prince , ferai-je moins que je n'ai fait soldat ?
A Fernando. L'Etat doit m'occuper : je vais dicter, prends place :
Fernando s' assied près d'une table, « Moi , doge , aux Florentins. » Écris !
FERNANDO
Ma main se glace.
Allons ! calme ce trouble... Ils recueillaient les voix j Qu'ils sont lents !
FERNANDO
Poursuivez.
Qu'ai-je dit aux Génois?
FERNANDO
Votre Altesse écrivait au sénat de Florence.
Ab ! je voudrais en vain feindre l'indifférence ! Je ne le puis : je cède et me trouble à mon tour ; Mais on arrive enfin 5 je respire !