‹ Marino FalieroChapitre 21 sur 77 · ACTE I, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VIII

Moi.

Pour le Doge , il n'est plus.

ISRAËL

C'est parler : je vous croi.

Parle donc à ton tour. %

ISRAËL

Si le peuple murmure Du joug dont on l'accable et des maux qu'il endure, ¥st-ce moi qui l'opprime ?

Il comprend donc ses droits?

ISRAËL

La solde que l'armée attend depuis deux mois , Si d'autres, la payant, tentent par ce salaire De nos condottieri la bande mercenaire , Puis-je l'empêcher, moi?

Vous avez donc de l'or?

ISRAËL

Si de vrais citoyens , car il en est en cor,

Des soldats du vieux temps, du vôtre, et qu'on méprise,

Par la foi du serment sont liés dans Venise ,

Aux glaives des tyrans , qu'ils veulent renverser,

Suis-je un patricien, moi , pour les dénoncer?

Achève.

ISRAËL

J'ai tout dit.

Ce sont là des indices.

Le reste, ton projet, tes amis, tes complices?

ISRAËL

Mon projet? c'est le votre.

En ai-je un?

ISRAËL

Mes moyens? Mon courage, cette arme...

Et les armes des tiens.

Tes complices? leurs noms?

ISRAËL

Je n'ai pas un complice.

Quoi! pas un?

ISRAËL

En a-t-on pour rendre la justice?

Tes amis , si tu veux.

ISRAËL

Quand vous serez le leur.

Moi î je...

ISRAËL

Vous reculez!

Agir avec chaleur, Concevoir froidement, c'est le secret du maître. Puis-je rien décider avant de tout connaître ? Mais le Sénat m'appelle 5 un plus long entretien Pourrait mettre au hasard mon secret et le tien.

Vous revoir au palais serait risquer ma tète... Le seigneur Lioni vous attend à sa fête ; J'irai.

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