‹ Marino FalieroChapitre 52 sur 77 · ACTE III, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V

En criant : Trahison ! sauvons la république ! Aux armes ! les Génois sont dans l'Adriatique ! Le beffroi sur la tour s'ébranle à ce signal : Les nobles convoqués par cet appel fatal , Pour voler au conseil , en foule se répandent Dans la place où déjà vos poignards les attendent. A l'œuvre ! ils sont à nous : Courez , moissonnez-les î Qu'ils tombent par milliers sur le seuil du palais.

A Sirozzi.

Toi , si quelqu'un d'entre eux échappait au carnage , Du pont de Rialto ferme-lui le passage.

A Bertram. A Pietro.

Toi , surprends l'arsenal ; toi, veille sur le port • Israël à saint Marc 5 moi , partout où la mort Demande un bras plus ferme et des coups plus terribles. Relevez de mon fils les restes insensibles : Mais par ces tristes jours , dont il était l'appui, Par ces pleurs menaçans , jurez- moi, jurez-lui Qu'au prochain rendez-vous où les attend son ombre, Pas un ne manquera, si grand que soit leur nombre; Qu'ils iront à sa suite unir en périssant Le dernier de leur race au dernier de mon sang. Par vos maux, par les miens , par votre délivrance , Jurez tous avec moi : vengeance , amis !

TOUS , excepté Bertram , en étendant leurs épées sui' le cadavre de Fernando.

Vengeance !

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