‹ Marino FalieroChapitre 73 sur 77 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ÉLÉNA , FALIERO.

Enfin on 1'. /'" ^t ™* P*rIer Sans ^moins : ^niin on 1 a permis. Puis-je approcher ?

^ Voge ne tourne pas la tête «/ ».., ■

, . , * &t reste ^mobile sans lui repondre.

Répondez. Du moins

TWf« J « rarPltle? «aignez me le défendre- J entendrai votre voix. J

iWéW silence du Doge.

îl le faut donc î M'éloigner sans l'entendre ;

Elle fait un pas pour sortir; revient <» * - , baise avec transport ' e' la

J <~ ifcWn, „ de larmes> e( ^ di/™ >

Ma fille a tardé Lien long-temps!

n • Il . MENA.

O ciel. c est mon arrêt qu'à vos genoux j'attends • C Ue ,« vous voyez sous sa faute abattue '

e!ZTS V°S, maUX ' C'est elIe 1«i vous ue lit vous lui pardonnez! '

FALIERO, /a relevant.

Qui ? moi ! je ne sais rien Quoi! vous oubliez tou™'

114 MARINO FALIERO ,r

Non : car je me souvien Que tu m'as fait aimer une vie importune ; Tes soins Tout prolongée , et dans mon infortune , Tu m'adoucis la mort , je le sens.

élÉna.

Espérez!

Partout de vos vengeurs ces murs sont entourés.

Ils ne feront pourtant que hâter mon supplice.

ÉLÉNA.

On n'accomplira pas cet affreux sacrifice :

lis vont vous délivrer ; entendez-vous leurs cris <

Je voudrais te laisser l'espoir que tu nourris j • Mais la nuit qui s'approche est pour moi la dernière. Ne repousse donc pas mon unique prière.

ÉlÉNA.

Ordonnez : quels devoirs voulez-vous m'imposer? Je m'y soumets.

F4LIERO, lui remettant un papier.

Tiens , prends ! tu ne peux refuser :

C'est le présent d'adieu d'un ami qui s'absente ? Mais que tu reverras.

ÉLÉNA.

C'en est trop !.... innocente, J'aurais pu l'accepter ; coupable....

Que dis-tu ?

Si «'est un sacrifice , accepte par vertu : Supporter un bienfait peut avoir sa noblesse. Sois fière encor du nom qu'un condamné te laisse ; Des monumens humains que sert de le bannir .

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