‹ Marion de Lorme. Le roi s'amuse. Lucrèce BorgiaChapitre 10 sur 305 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MARION, DIDIER, SAVERNY

SAVERNY, sautant dans la chambre, l’épée à la main.

Pardieu! la tyrannie est étrange, et trop forte De me sauver la vie et me mettre à la porte!

— La porte, c’est-à-dire à la fenêtre! — Non,

Il ne sera pas dit qu’un homme de mon nom

Soit bravement sauvé par un bon gentilhomme

Sans lui dire : Marquis... — Le nom dont on vous nomme,

Monsieur?

DIDIER

Didier.

Didier de quoi ?

DIDIER

Didier de rien.

Çà, l’on vous tue, et moi, je vous secours. C’est bien, Allez-vous-en.

SAVERNY

Voilà vos façons! — Par ces traîtres Que ne me laissiez-vous tuer sous vos fenêtres!

J’eusse aimé mieux cela, car sans vous, sur ma foi, J’étais mort. Six larrons, six voleurs contre moi!

Mort! Six larges poignards contre une mince épée!...

Apercevant Marion, qui jusque-là a cherché à l’éviter.

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