‹ Marion de Lorme. Le roi s'amuse. Lucrèce BorgiaChapitre 11 sur 305 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

LE RENDEZ-VOUS

Mais vous aviez ici l’âme bien occupée,

Je comprends. Je dérange un entretien fort doux. Pardon.

A part.

Voyons pourtant la dame.

Il s’approche de Marion tremblante et la reconnaît. — Bas.

Montrant Didier. ’

Quoi! c’est vous!

C’est donc lui!

MARION, bas.

Ha! monsieur, vous me perdez!

SAVERNY, saluant.

Madame. . .

MARION, bas.

C’est la première fois que j’aime.

DIDIER, à part.

Sur mon âme,

Cet homme la regarde avec des yeux hardis!

Il renverse la lampe d’un coup de poing.

SAVERNY

Quoi donc, vous éteignez cette lampe?

DIDIER

Je dis

Qu’il convient, s’il vous plaît, que nous partions ensemble.

Soit. Je vous suis.

A Marion, qu’il salue profondément.

Adieu, madame.

Ce muguet?

DIDIER, a part.

A quoi ressemble

A Saverny.

Venez donc!

SAVERNY

Vous êtes brusque, mais Je vous dois d’être en vie, et s’il vous faut jamais Dévoûment, zèle, ardeur, amitié fraternelle... —

Marquis de Saverny, Paris, hôtel de Nesle.

DIDIER

Bon !

A part.

La voir par un fat examiner ainsi!

Ils sortent par le balcon. — On entend la voix de Didier dehors.

Votre route est par là. — La mienne est par ici.

Page 1