‹ Marion de Lorme. Le roi s'amuse. Lucrèce BorgiaChapitre 112 sur 305 · SECOND OUVRIER · texte numérisé non relu

SECOND OUVRIER

Pierre, as-tu vu l’échafaud ?

Plus loin, en marge, ce développement, biffé :

TROISIÈME OUVRIER, travaillant.

A l’ouvrage !

SECOND OUVRIER, travaillant.

As-tu vu l’échafaud noir, mon frère?

PREMIER OUVRIER

Tout pour les nobles!

DEUXIEME OUVRIER

Rien pour le peuple.

PREMIER OUVRIER

Mettons

Qu’un jour nous assommions, armés de gros bâtons,

Un bourgeois, ou fassions des prouesses plus belles,

Comme d’ouvrir sans clef la caisse des gabelles,

Ou de tuer un daim du roi, certe, il faut voir S’ils feraient pour nous pendre un bel échafaud noir!

DEUXIÈME OUVRIER

Ah bien oui ! — Ces seigneurs ont de drôles de crimes!

Ils se gourment, et, comme ils savent les escrimes,

Ils conviennent que l’un tuera l’autre, d’accord.

Mais tuer un seigneur c’est mal, c’est un grand tort.

Alors pour leur prouver la chose sans réplique.

Tous deux on les tue. — Hein, comprends-tu, Dominique?

TROISIEME OUVRIER, avec un signe négatif.

Non. C’est de la justice, et moi, je ne sais pas Le latin

La scène finit sur cette indication :

« Le mur démoli, ils cachent la brèche avec un grand rideau noir, et s’en vont. »

Peu de variantes dans la version du 20 mai 1831. Une indication mentionne la présence des ouvriers au fond du théâtre pendant la scène entre Marion et Laffcmas. Les huit vers dits à la représentation de 1831 et dont il est question dans la note de 1836 sont écrits en marge des anciens.

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