‹ Marion de Lorme. Le roi s'amuse. Lucrèce BorgiaChapitre 26 sur 305 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Precedents, MARION.

Quel est ce bruit?

Apercevant Didier sous le réverbère.

Didier !

Aux combattants.

Arrêtez !

Les combattants continuent.

A la garde !

SAVERNY

Qu’est-ce que cette femme ?

DIDIER, se détournant.

Ah ! Dieu !

BOUCHAVANNES, accourant, à Saverny.

Tout est perdu!

Le cri de cette femme au loin s’est entendu.

J’ai des archers de nuit vu briller les rapières.

Entrent les archers avec des torches.

BRICHANTEAU, à Saverny.

Fais le mort, ou tu l’es!

SAVERNY, se laissant tomber.

Ah!

Bas à Brichanteau, qui se penche sur lui.

Les maudites pierres !

Didier, qui croit l’avoir tué, s’arrête.

De par le roi !

LE CAPITAINE QUARTENIER

BRICHANTEAU, aux gentilshommes.

Sauvons le marquis! Il est mort

S’il est pris !

Les gentilshommes entourent Saverny.

LE CAPITAINE QUARTENIER

Arrêtez! messieurs! — Pardieu, c’est fort! Venir se battre en duel sous la propre lanterne De l’édit !

A Didier.

Rendez-vous !

Les archers saisissent et désarment Didier, qui est resté seul.

— Montrant Saverny couché à terre et entouré des gentilshommes.

Et cet autre à l’œil terne,

Qu’est-il ? Son nom ?

BRICHANTEAU

Il est mort.

Gaspard, marquis de Saverny.

LE CAPITAINE QUARTENIER

Mort? Alors son procès est fini.

Il fait bien. Cette mort vaut encor mieux que l’autre.

Que dit-il ?

MARION, effrayée.

LE CAPITAINE QUARTENIER, à Didier.

Maintenant, cette affaire est la vôtre.

Venez, monsieur.

Les archers emmènent Didier d’un côté. Les gentilshommes emportent Saverny de l’autre.

Adieu !

DIDIER, à Marion, immobile de terreur.

Adieu, Marie, oubliez-moi !

Ils sortent.

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